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Il y a peu, j’ai fait un voyage de groupe dans un pays que je rêvais de découvrir depuis longtemps : le Pérou. J’ai évidemment vu les sites les plus connus (dont la fabuleuse cité de Machu Picchu), mais plutôt que de vous présenter un site que tout le monde connaît, je voudrais vous parler d’un site qui, bien que moins connu, est une pure merveille : Sacasayhuamán. Ce site se situe à deux kilomètres de la ville de Cuzco (dont le nom signifie « nombril » : les Incas pensaient qu’ils avaient bâti leur ville au centre du monde) et mérite vraiment le détour. Il est impossible de visiter cet ancien bastion inca sans être impressionné par son atmosphère, son histoire et l’énormité des pierres utilisées pour sa construction. Doté d’embrasures de porte hautes de trois mètres et de pierres angulaires dépassant huit mètres de hauteur, Sacsayhuamán est une vraie prouesse d’ingénierie. Sa construction fait d’ailleurs l’objet de nombreuses discussions parmi les archéologues. Les tremblements de terre ont dévasté des bâtiments bien plus modernes dans la région, y compris ceux construits dans la même pierre qu’à Sacsayhuamán. Or, le site inca n’a été endommagé par aucune de ces secousses. Les pierres, assemblées sans mortier, semblent par nature impossibles à déloger. Elles ne proviennent pas de la région et leur origine géographique, leur transport jusqu’au site et la façon dont elles furent soulevées puis mises en place constituent toujours un mystère. Les Incas ne nous ont légué aucun document écrit et leurs récits oraux se sont perdus après l’invasion espagnole ; la fonction d’origine de Sacsayhuamán demeure donc incertaine. De nombreux spécialistes, pensent que c’était une forteresse, d’autres suggèrent que le site était avant tout religieux. Les deux sont peut-être vrais. À la fin du XXe siècle, les archéologues ont découvert ce qui semble être des tombes de prêtres incas, ce qui viendrait étayer la thèse religieuse. Cependant, on sait qu’une bataille sanglante et féroce eut lieu en 1536 à Sacsayhuamán entre envahisseurs espagnols et Incas, ce qui suggère que le site jouait aussi un rôle militaire. Même si les murs paraissent immenses aujourd’hui, on sait qu’ils étaient encore plus imposants à l’époque, car de nombreuses pierres ont été emportées par les Espagnols pour construire leurs habitations. Mais même ces vestiges suffisent à impressionner. L’agence qui organisait ce voyage de groupe nous a en outre permis d’avoir le site rien que pour nous seuls, ce qui n’a fait que rendre cette découverte encore plus inoubliable. Et rien que pour ça, je mets un lien vers leur agence. J’ai déjà fait pas mal de voyages de groupe, mais aucun qui ressemblait à celui-là ! Si vous souhaitez en savoir plus, adressez-vous à l’agence qui a organisé ce voyage groupe séminaire – suivez le lien – vous aurez tout sur leur site.

 

Toutes les réflexions qui concernent un avenir lointain et un bouleversement possible du système d’éducation, que devrait-on souhaiter actuellement et, le cas échéant, procurer à un philosophe en voie de développement, pour lui permettre du moins de respirer et, au meilleur cas, de parvenir à l’existence certainement difficile et tout au moinspossible que mena Schopenhauer? Que faudrait-il inventer, en outre, pour donner plus d’efficacité à son influence sur ses contemporains? Et quels obstacles conviendrait-t-il d’enlever pour que, avant tout, son exemple puisse avoir son plein effet, pour que le philosophe éduque à son tour des philosophes? C’est ici que notre Considération passe dans le domaine pratique et scabreux. La nature veut toujours être d’une utilité pratique, mais, pour remplir ce but, elle ne s’entend pas toujours à trouver les voies et moyens les plus adroits. C’est là son grand chagrin et c’est ce qui la rend mélancolique. Que pour l’homme elle veuille donner à l’existence une signification et une importance, en créant le philosophe et l’artiste, c’est ce qui apparaît comme certain, étant donné son aspiration à la délivrance. Mais combien incertain, combien faible et pauvre est l’effet qu’elle atteint le plus souvent avec les philosophes et les artistes! Combien rarement elle parvient même à obtenir un effet quelconque! Surtout en ce qui concerne le philosophe, son embarras est grand lorsqu’elle veut donner à celui-ci une utilisation générale. Ses moyens ne semblent être que tâtonnements, idées subtiles inspirées par le hasard, de telle sorte que ses inventions se trouvent le plus souvent en défaut et que la plupart des philosophes ne peuvent être d’aucune utilité générale. Les procédés de la nature prennent l’aspect de gaspillages, mais ce n’est pas là le gaspillage d’une criminelle exubérance, c’est celui de l’inexpérience. Il faut admettre que, si la nature était un homme, elle ne parviendrait pas à se tirer du dépit qu’elle s’occasionnerait à elle-même et des malheurs qui en résultent pour elle. La nature envoie le philosophe dans l’humanité comme une flèche; elle ne vise pas, mais elle espère que la flèche restera accrochée quelque part. Mais, ce faisant, elle se trompe une infinité de fois et elle en a du dépit. Dans le domaine de la culture, elle est aussi prodigue que quand elle plante ou quand elle sème. Elle accomplit ses desseins d’une façon grossière et lourde, ce qui l’oblige à sacrifier beaucoup trop de forces. L’artiste, d’une part, et, d’autre part, les connaisseurs et les amateurs de son art sont entre eux dans le rapport de la grosse artillerie et d’une nuée de moineaux. Seuls les simples d’esprit feront rouler une avalanche pour enlever un peu de neige ou assommeront un homme pour toucher la mouche qui est posée sur son nez. Les artistes et les philosophes sont un argument contre la finalité de la nature dans ses moyens, bien qu’ils constituent une excellente preuve pour la sagesse de ses fins. Ils ne touchent jamais que le petit nombre, alors qu’ils devraient toucher tout le monde, et la façon dont le petit nombre est touché ne répond pas à la force que mettent les philosophes et les artistes à tirer leur grosse artillerie. Il est désolant de devoir évaluer si différemment l’art en tant qu’œuvre et l’art en tant qu’effet: sa cause apparaît formidable, son effet a quelque chose de paralysé, comme s’il n’était qu’un écho affaibli. Sans doute l’artiste accomplit son œuvre selon la volonté de la nature, pour le bien des autres hommes. Pourtant il sait que personne, parmi ces autres hommes, ne comprendra et n’aimera son œuvre comme il la comprend et l’aime lui-même. Ce degré supérieur et unique dans l’amour et la compréhension est donc nécessaire, conformément à une disposition maladive de la nature, pour qu’un degré inférieur soit créé. Le plus grand et le plus noble servent de moyens pour donner naissance à ce qui est médiocre et vulgaire. C’est que la nature est mauvaise ménagère, ses dépenses étant infiniment supérieures au bénéfice qu’elle en tire, de sorte que, malgré toutes ses richesses, elle finira un jour par se ruiner. Elle se serait arrangée d’une façon bien plus raisonnable si elle s’était imposé comme règle de faire moins de dépenses et de s’assurer des revenus centuples, s’il existait par exemple moins d’artistes et que ceux-ci fussent de capacités moindres, mais, par contre, plus d’hommes réceptifs, doués d’une plus grande force d’absorption et d’une espèce plus vigoureuse que les artistes eux-mêmes. De la sorte l’effet de l’œuvre d’art, par rapport à sa cause, apparaîtrait comme un centuple retentissement. Ou bien ne devrait-on pas au moins s’attendre à ce que la cause et l’effet fussent de force égale? Mais combien la nature répond peu à cette attente!

Quelque 70 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tués lundi au Yémen dans un raid aérien de la coalition arabe, qui a touché une salle de mariage. La frappe a également fait des dizaines de blessés, selon des témoins. Une frappe menée par la coalition arabe sur une salle de mariage a fait 70 morts et des dizaines de blessés, selon les informations de France 24. Parmi les victimes, des femmes et des enfants qui participaient aux festivités ont été tuées dans le raid aérien de la coalition antirebelles menée par l’Arabie saoudite, ont également indiqué lundi 28 septembre des médecins et témoins. « Les corps de 31 personnes, dont des enfants, ont été emmenés dans un hôpital », a déclaré à l’AFP un médecin, affirmant qu’elles avaient été tuées dans un « bombardement » dans la localité de Mokha, dans le sud-ouest du pays. La coalition formée par l’Arabie saoudite pour combattre les miliciens chiites houthis et rétablir le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi dans ses fonctions a multiplié les raids aériens meurtriers pour la population civile depuis le début de son intervention au printemps dernier. L’Arabie saoudite et la coalition ont en effet été accusées à plusieurs reprises d’avoir commis des « bavures » contre des civils lors de frappes aériennes, notamment sur une usine d’embouteillage d’eau en août dans la province septentrionale de Hajja (17 civils tués), sur des résidences d’employés d’une centrale électrique en juillet à Mokha (65 civils tués) et sur une usine laitière en avril dans la ville occidentale de Hodeida (35 civils tués). D’autres raids ont visé ces derniers mois des dépôts d’armes et de munitions aux mains des rebelles à Sanaa, mais des explosions secondaires ont fait de nombreuses victimes parmi les civils. Depuis l’escalade du conflit en mars au Yémen, quelque 5 000 personnes ont été tuées et 25 000 blessées, selon l’ONU.