Depuis deux jours François Hollande savoure l’accord arraché à Bruxelles pour le maintien de la Grèce dans la zone euro, accord pour lequel il s’est largement investi pendant toute la semaine qui a suivi le référendum grec, et qui a été salué comme  » un bon accord » par le parti  » les Républicains ». Et malgré une nuit blanche à Bruxelles suivie d’une journée de travail normale à Paris , il affichait une grande forme lundi soir dans les jardins du Ministère de la Défense à l’occasion de la réception des Forces armées. Très entouré et sollicité, il s’y est longuement attardé. Et toujours fort de ce succès, il est apparu résolu et déterminé pour la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet. L’épisode grec lui a donné l’occasion de tacler tous ceux qui prônent la fin de l’Euro : « Quand je vois l’obstination avec laquelle les Grecs ont voulu rester dans la zone euro, je me demande encore pourquoi, y compris dans notre pays, certains veulent en sortir »! Un argument qui sera certainement mis en avant par Manuel Valls ce mercredi à l’Assemblée et au Sénat où députés et sénateurs sont appelés à voter sur l’accord européen sur la Grèce. Certes, il y a eu accord, certes le  » couple » franco-allemand  » fondé sur l’intérêt de l’Europe », n’a pas éclaté. Cependant la Grèce n’a-t-elle pas été humiliée par les conditions drastiques imposées par les européens en contrepartie de l’assurance d’obtenir une nouvelle aide pour éviter l’asphyxie économique ? « Elle l’aurait été si elle avait été lâchée, licenciée, sortie de la zone Euro, » affirme François Hollande qui reconnait avoir auparavant « conseillé » à Alexis Tsipras de ne pas avoir recours au référendum. Mais les choses étant ce qu’elles sont … Le chef de l’Etat met en avant le nouveau plan d’aide (de 85 milliards ) dont la Grèce devrait bénéficier. Ce plan d’aide est assorti de conditions telles qu’elles sont jugées inapplicables dans un pays déjà gravement touché par la récession. Des économistes tonnent :  » Ce sont des ordres, pas des réformes » déclare Jeffrey Sachs, directeur du Earth Institute, interviewé par  » Libération ». En réalité point n’est besoin d’être économiste distingué pour s’interroger : Pourquoi et comment la Grèce arriverait-elle à mettre en place en trois jours ce qu’elle n’a pas été capable de faire en trois ans, par exemple mettre sur pied une administration fiscale digne de ce nom? Tout le monde semble y croire mais en réalité il semble que les mêmes tablent, sans le dire bien sur, sur une restructuration de la dette grecque pour soulager le pays … Et que dire que la situation économique en France ? François Hollande a-t-il des raisons de s’en réjouir ?  » La reprise est là » martèle le Chef de l’Etat qui n’hésite pas à se qualifier d' »audacieux », pour son action en faveur de l’allègement des charges des entreprises de 40 milliards et pour avoir fait voter une loi levant un certain nombre de blocages pour les entrepreneurs(la loi Macron),  » ce que personne n’avait fait auparavant ». Mais pour l’heure cette audace n’est pas saluée comme il le souhaiterait par le patronat ….Réaliste , François Hollande reconnait qu’il est soumis à une « obligation de résultats  » en matière d’emploi . N’en déplaise aux porte paroles de l’opposition , il en est parfaitement conscient et n’a pas perdu le contact avec la réalité . Il a beau répéter que si le chômage ne recule pas, il ne se représentera pas en 2017, c’est une hypothèse qui n’est pas à l’ordre du jour dans les rangs du PS … ni à l’Elysée où François Hollande met l’accent sur la « protection » des Français et fait désormais siens des thèmes comme l’identité .Il n’hésite plus à se référer au Général de Gaulle qui parlait d’ « une certaine idée de la France » pour esquisser la définition de son « idée  » à lui : « une France plus forte et qui garde ce qui fait son âme « …. » Je ne suis pas pour la France crispée, je ne suis pas pour la France enfermée, je ne suis pas pour la France rabougrie, je ne suis pas pour la France qui se divise. Je laisse ça à d’autres »….Les « autres » se reconnaitront .

Au fil du temps, Karen, 35 ans, a pu affiner ses goûts en matière de pornographie sur internet. Trois ou quatre fois par semaine, elle part à la recherche de nouvelles vidéos dans ses catégories préférées: gros seins, femmes fontaines, lesbiennes. Quand nous l’avons interviewée, Karen venait de regarder une vidéo qui avait su répondre à tous ses fantasmes: deux femmes avec de vrais seins et des corps authentiques, des corps de mères de famille. Elles étaient au lit, en train de s’embrasser et de se caresser. « C’était beau », nous dit Karen. « Et sensuel. » « Je suis attirée par des choses qui m’excitent rapidement », poursuit-elle. « C’est à dire les plans entre filles. » Pourtant, Karen est hétérosexuelle. Il existe peu de données fiables sur le nombre de femmes qui se disent hétéros et visionnent régulièrement des vidéos pornos ne mettant en scène que des femmes. Les quelques éléments dont on dispose suggèrent en tout cas que Karen est loin d’être la seule dans ce cas. En 2014, une étude émanant de Pornhub, fameux site de porno gratuit, en collaboration avec Buzzfeed, a ainsi révélé que la catégorie « lesbiennes » était –de très loin– la plus populaire chez les utilisatrices du site, et le mot clé le plus répandu (les femmes étaient 445% plus nombreuses que les hommes à taper la requête « sexe entre filles »). Bien que cette étude repose sur les statistiques démographiques de Google Analytics, et qu’elle ne tienne pas compte des orientations sexuelles des internautes, la popularité écrasante de ces termes suggère que de nombreuses hétérosexuelles prennent leur pied devant des vidéos lesbiennes. Même constat pour des recherches telles que « lesbienne séduit hétéro », dont le nombre a augmenté de 328% entre 2013 et 2014, selon des données internes à Pornhub. « La statistique dont tout le monde parle aujourd’hui, c’est qu’un tiers des consommateurs adultes de porno sont des femmes », révèle la sexologue Kimberly Resnick. « Si nous n’avons aucun moyen de déterminer dans quelles proportions elles sont hétérosexuelles, ce chiffre est trop élevé pour qu’elles soient toutes lesbiennes. Il est donc clair que les femmes hétéros regardent du porno lesbien. » L’industrie semble en prendre bonne note. Pornhub estime que 7% de ses vidéos appartiennent à la catégorie lesbienne. « La question n’est pas de savoir comment cet intérêt influe sur le secteur du porno, mais force est de constater que nos fournisseurs de contenus n’ont jamais mis en ligne autant de vidéos lesbiennes », écrit Corey Price, vice-président du site, dans un courriel adressé au HuffPost. Le porno lesbien – que l’on définira dans cet article comme du porno mettant en scène deux femmes ou plus, et non un genre nécessairement destinés aux lesbiennes, aux bisexuelles, ou montrant des actrices se définissant comme telles – permet à de nombreuses spectatrices d’imaginer qu’elles font l’amour avec une autre femme, même si elles se définissent comme exclusivement hétérosexuelles sur l’échelle de Kinsey. A leurs yeux, le porno lesbien n’est qu’un fantasme, pas un désir qu’elles souhaitent concrétiser. « Internet agit comme un facteur de désinhibition », explique Resnick Anderson. « Les gens se sentent vraiment libres d’explorer des pratiques dont ils n’auraient pas forcément envie dans la vraie vie, mais qui les fascinent ou dont l’observation pourrait se révéler instructive. » Vickie, 46 ans, est dans ce cas. Elle n’a jamais eu de relations avec une femme, ne l’a même jamais envisagé sérieusement, et pourtant… Elle considère le porno lesbien comme sa « boîte à fantasmes », et visionne trois ou quatre vidéos par mois, souvent en compagnie de son mari. Elle a ses préférences physiques: les femmes plutôt fines aux cheveux longs. « J’aime les jolis ongles », indique-t-elle. Cela dit, elle n’a jamais éprouvé la moindre attirance sexuelle envers une femme dans la vraie vie. Selon elle, « le porno lesbien joue beaucoup plus sur les fantasmes ». Pour d’autres, cet intérêt pour le porno lesbien est un peu plus complexe. Il leur permet d’exprimer une facette inexplorée de leur identité sexuelle. Karen, par exemple, s’est interrogée sur sa sexualité à divers stades de sa vie, particulièrement autour de la vingtaine. Aujourd’hui, elle se déclare hétéro, mais assure rester ouverte à des relations avec une femme… si seulement elle osait. Le porno lesbien l’aide à explorer ce désir de manière virtuelle. « Je ne suis jamais passée à l’acte, mais j’y réfléchis », assure-t-elle. « Sauf que c’est une chose qui suscite tellement d’appréhension chez moi que je ne franchirai probablement jamais le pas. »

Il y a quelques jours, j’ai assisté à un colloque à Edimbourg dédié au contenu de marque, où plusieurs annonceurs ont posé la question de savoir si une marque doit se mettre en avant ou au contraire se faire discrète en matière de contenu de marque. La question mérite une certaine attention. En effet, si le nom de la marque s’exhibe en permanence dans l’image, ce choix peut-il porter préjudice à la façon dont est perçu le contenu, et amener ce dernier du côté de l’autopromotion ? Et si au contraire la marque ne transparaît pas assez, les efforts accomplis pour forger un contenu de valeur ne risquent-il pas de n’avoir aucun impact pour la marque ? Il est logique qu’une marque qui engage une somme importante pour créer un contenu de qualité veuille le faire savoir pour en tirer bénéfice. La question est donc complexe, et ce d’autant plus qu’il faut prendre toujours garde de permettre au public d’authentifier qui est l’émetteur. Celui-ci éprouve en effet une forte gêne quand il ignore qui est à la source du sujet. Si l’éditeur anonyme se révèle en définitive être une marque, l’impression de duperie peut même porter atteinte à la réception. La réponse courante qui est le plus souvent faite à cette question est celle-ci : cherchez l’équilibre. En somme, la marque ne doit être ni trop montrée, ni trop peu. Mais durant ce colloque à Edimbourg, un des participants a apporté une réponse qui me paraît beaucoup plus pertinente. En fait, la représentation de la marque est avant tout à mettre en relation avec le type éditorial. Par exemple, dans l’univers du sport, on considère que les marques aident à l’atmosphère festive, et sont donc libres d’avoir une visibilité importante. Pour les contenus musicaux, où la mobilisation émotionnelle prédomine, la visibilité de la marque exploite le mimétisme sensoriel. Il suffit de se rappeler comment les bouteilles d’Orangina remplaçaient les maracas dans le clip de la Lambada. Pour les documentaires au contraire, la marque a en revanche tout intérêt à rester discrète, car une trop grande présence nuirait à la crédibilité du contenu. Plus qu’une question de posologie, la visibilité est donc surtout un problème de ciblage. Pour le contenu éditorial, tout dépend de l’impératif de qualité éditoriale : la visibilité de la marque se doit d’être analysée comme un élément parmi beaucoup d’autres qui est service du contenu. Cette position suppose cependant de « lâcher prise » et de faire confiance aux créateurs, qui sont juges de la pertinence de la présence de la marque ou de ses logos. Et cela, pour une marque, c’est parfois très dur. Si le thème vous intéresse, je vous laisse le lien vers l’agence incentive à Edimbourg – suivez le lien – qui ont très bien organisé notre événement.

incentive Edimbourg

Le referendum grec restera quand même comme un très beau pavé dans la mare monétaire européenne. Il devrait préparer un véritable Waterloo pour la zone euro, mais on peine aujourd’hui à savoir qui en sera le vainqueur final – étant entendu que le perdant est déjà connu: la monnaie unique devrait rapidement disparaître désormais. Depuis plusieurs semaines, Tsipras faisait courir le bruit d’un recours aux urnes, sous une forme ou sous une autre (législatives anticipées ou referendum), pour faire passer le nouveau plan de sauvetage européen. Ses partenaires ont en effet exigé de lui des concessions pour lesquels il ne dispose pas de mandat populaire. Coincé par son aile gauche, Tsipras a besoin de « réassurer » ses arrières pour éviter une crise politique et raffermir une majorité parlementaire. L’annonce lancée dans la nuit vendredi à samedi d’un recours au referendum n’était pas une surprise. Si l’Union Européenne était un espace démocratique, elle l’approuverait d’ailleurs: il n’y a rien de scandaleux à consulter les citoyens sur des décisions importantes. On peut simplement reprocher à Tsipras d’avoir fait durer le plaisir depuis plusieurs mois pour sortir de sa botte, in extremis, une arme qui compromet le processus engagé en février. Le referendum, un choix tactique des créanciers? A lire les propositions soumises à Tsipras, toutefois, on peut se demander dans quelle mesure les Européens n’ont pas tout fait pour rendre le recours aux urnes inévitable. L’offre d’une aide de 12 milliards d’euros en 2015 est notoirement insuffisante pour remettre la Grèce sur les rails et organise l’insolvabilité du pays: L’argumentaire développé par le gouvernement dans cette note est que chacune des tranches prévue jusqu’à novembre ne servira qu’à rembourser différentes échéances dues au créanciers jusqu’à cette date: 4 milliards d’euros prévue d’ici mi-juillet se répartiront entre le remboursement d’obligations détenues par la BCE (3,5 milliards) et la contribution aux fonds structurels européens (500 millions) ; 4,7 milliards début août, également destinés à rembourser la BCE et 1,5 milliard en octobre pour payer le FMI. Conséquence, en déduit la partie grecque: la proposition ne contient par la moindre liquidité pour l’Etat, et ne compense pas le refus, jugé probable par les Grecs, que le FMI ne verse pas les prêts prévus initialement jusqu’en mars 2016 puisque la dette publique grecque ne sera pas jugée soutenable. Autre grief des Grecs: le montant de 12 milliards d’euros ne tient pas compte du fait que l’Etat grec, qui attend depuis près d’un an le feu vert des créanciers au versement d’une aide prévue dans son programme d’assistance internationale, a accumulé des impayés et subi une hausse de son taux de refinancement. Autrement dit, les Européens ont fini par proposer aux Grecs de l’argent pour se rembourser eux-mêmes, à charge pour les Grecs de se débrouiller pour survivre. En contrepartie de cette solution minimaliste, les Grecs doivent entreprendre des réformes sanglantes: une TVA sur la restauration à 23%, des coupes sombres dans les retraites et un excédent budgétaire massif. Mathématiquement, Tsipras n’a évidemment aucun intérêt à accepter cet accord léonin. D’où son idée de referendum, et son appel à refuser les propositions des créanciers, qui apparaît comme un véritable coup de poignard dans le dos de ceux-ci. Le referendum est-il une victoire prussienne? Depuis le mois de février, le ministre allemand des Finances, le cruel Schaüble, soutient qu’un « Grexit » serait un bien plutôt qu’un mal, et qu’il ne comporterait que très peu de conséquences négatives pour la zone euro. Cette conviction explique très largement la ligne maximaliste des « Prussiens » en Europe, Jeroen Dijsselbloem, président néerlandais de l’Eurogroupe, en tête. Ce « parti » a tout fait pour pousser les Grecs dans leurs retranchements (on notera que la Française Danièle Nouy, présidente du conseil du Mécanisme de supervision unique, pense de même). La grande illusion de Tsipras a consisté à croire que la France de Hollande avait une quelconque autorité ou influence capable d’infléchir la ligne prussienne. Il a donc systématiquement misé sur l’effroi qui s’emparerait des Européens au moment de passer à l’acte du Grexit. La suite de l’histoire (je l’ai écrit plusieurs fois sur ce blog d’ailleurs) a montré que la mesure du rapport de force n’était pas la première qualité du Premier Ministre grec. Cette semaine, le camp Schaüble a continué à faire entendre sa voix, contribuant à faire capoter les négociations mais sans toutefois pouvoir faire seul la différence. Schaüble déclarait d’ailleurs hier: « Nous ferons tout notre possible pour éviter une contagion à la zone euro. » En revanche, la rigidité de la position allemande est apparue plusieurs fois cette semaine. Ainsi, alors que François Hollande estimait jeudi: « Il y a encore des écarts qui demeurent », a confirmé le président français, François Hollande, jugeant toutefois que les deux parties n’étaient « pas loin d’un accord ». Mais il a appelé à ne plus perdre de temps: « Il faut savoir terminer une négociation (…) il n’y aurait rien à gagner à laisser trop de temps encore », alors que « la Grèce n’en a plus ».

Voici un an que les djihadistes de Daech ont fondé leur « Etat islamique ». L’un des objectifs principaux de l’organisation était de fonder l’umma islamiyya, c’est-à-dire la nation islamique. Peut-on dire, un après, que cet objectif soit en bonne voie ? L’ « Etat Islamique » a rencontré d’indéniables succès depuis la date de sa proclamation le 29 juin 2014. Tout d’abord, il est parvenu à se maintenir sur les territoires qu’il avait conquis de haute lutte depuis la fin 2013/début 2014 en Irak et en Syrie même s’il a connu depuis l’automne de l’année dernière des revers autant dus aux frappes de la coalition qu’à l’esprit de résistance des forces kurdes, du régime de Damas et des milices chiites. Force est de constater que Daech a toujours gardé l’initiative, se retirant sans pertes majeures de zones soumises à forte pression (Kobané et Tikrit) et reprenant l’offensive -même à Kobané- là où cela lui était possible comme à Ramadi et à Palmyre. C’est lui qui impose son rythme sachant que s’il passe à une phase défensive, c’est le début de sa fin car la lassitude gagnera alors rapidement ses militants. Cependant, il est vrai que ses troupes donnent l’impression de piétiner sur le front syro-irakien. Il a alors étendu ses opérations à l’étranger faisant appel à la « bonne volonté » d’activistes déjà en place depuis des années mais qui souhaitaient obtenir le « label » Etat Islamique rendu célèbre par sa série impressionnante de victoires et surtout, par l’établissement d’un « Etat » à qui ne manque que le Ministère des Affaires étrangères. Vivre sous la bannière de l’EI est devenu un objectif pour de nombreux islamistes radicaux en mal de reconnaissance. Dans sa hiérarchie des ennemis, l’Etat islamique positionne les hérétiques musulmans en haut de sa liste. La stratégie visant à opprimer les chiites -De nombreux attentats ont d’ailleurs été perpétrés depuis le début du ramadan contre des mosquées chiites- attise les tensions communautaires. Cette oppression systématique peut-elle réalistement s’opérer alors que l’Etat islamique vise à administrer des territoires et donc des habitants ? Il est totalement exact que les hérétiques musulmans, les « apostat » comme ils sont généralement désignés, sont les premiers ennemis désignés par la vindicte de Daech. Ce n’est pas une nouveauté : Moussab al Zarqaoui, le père fondateur d’Al-Qaida en Irak AQI) qui est devenu l’Etat Islamique d’Irak (EII) avant d’étendre son combat en Syrie en prenant l’appellation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), avait déjà fait la preuve de sa haine des chiites allant jusqu’à indisposer Al-Qaida central. La nébuleuse n’a jamais montré une telle vindicte à l’égard des chiites même si elle les combat également, particulièrement au Pakistan et aujourd’hui au Yémen. Pour l’instant, cela ne pose pas de problème à l’EI car les territoires contrôlés ne comportent pas de chiites. Cela ne l’empêche pas de les attaquer là où ils vivent en situation minoritaire, dernièrement au Koweït et en Arabie saoudite. Après les chiites viennent les dirigeants de tous les pays musulmans (et les musulmans dits « modérés ») considérés comme des vendus à l’Occident puis, enfin, les « mécréants » : les juifs, les chrétiens, les bouddhistes, les agnostiques, etc.

De retour d’un séjour dans le Var consacré à la randonnée en quad, ce n’est pourtant pas de sport extrême dont je vais vous parler, mais plutôt du lieu fabuleux où cette randonnée s’est déroulée : le bijour des îles d’or, l’île de Porquerolles. Avec ses parfums et ses couleurs éblouissantes, Porquerolles offre un véritable concentré du paradis terrestre. Depuis la Renaissance, elle partage avec ses voisines, Port-Cros et Le Levant, le titre convoité d’îles d’or, en raison de la douceur du climat et de la lumière radieuse. C’est normalement à bicyclette que l’on découvre cet éden, parcouru par de longs chemins de terre. Mais ces mêmes chemins sont encore mieux adaptés aux quads ; et longer les eaux turquoise, sur ces plages désertées depuis la fin de la saison estivale, offre des sensations incomparables de liberté. En partant du petit village de Porquerolles, qui a donné son nom à l’île, nous avons filé vers le fort Saint-Agathe, érigé au XVIe siècle. Largement ouvert aux alizés, il porte les vestiges d’un long passé militaire qui a modelé l’île au gré des décennies. Puis, nous nous sommes dirigés ensuite vers la pointe sud, à l’assaut du phare du cap d’Arme, construit en 1837. Nous avons laissés nos véhicules pour monter une à une les marches de l’escalier de fer, baissant la tête pour parvenir à la Vigie. Tout en haut, nous avions du bleu à perte de vue et les plus beaux atours de l’île à nos pieds. Côté mer, des côtes rocheuses et escarpées alternaient avec de longues plages de sable. Côté terre, des vignobles et des vergers côtoyaient des forêts de chênes et de pins jalousement protégées. Puis nous sommes redescendus. On pouvait respirer les parfums des eucalyptus, des cistes, des myrtes et des bruyères, avant de remettre nos casques pour nous enfoncer dans une forêt de conifères. La plage d’Argent a été, pour tous, la cerise sur ce gâteau paradisiaque. Une longue étendue de sable blanc qui borde des eaux turquoise sous la bonne garde d’une pinède bienveillante. Nous nous sommes allongés et avons profité de ce tableau digne des atolls du Pacifique. Une randonnée en quad est toujours un moment de plaisir. Mais dans un environnement pareil, c’est le paradis sur Terre ! Cette expérience est juste magique, et je vous laisse le lien vers le prestataire de cette randonnée en quad, si vous voulez plus d’informations – suivez le lien.

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Tandis que Sapin continue ses fourberies en toute liberté se glosant de hausse de 0.6% du PIB au premier trimestre, tout va mieux dans le meilleur des mondes. De quoi parader même, et, dégainer les sempiternels mêmes argumentaires paresseux pour disqualifier ses contradicteurs. Ainsi il est raciste de juger que la politique égalitariste qui nivèle la société par le bas est nocive et aboutit à une justice sans sanction ni prison et faire de l’école publique une ruineuse fabrique de crétins immédiatement victimes derrière des inégalités qu’elle crée alors que sa mission était exactement l’inverse. Ces mêmes gens qui ont détruit l’école qui devait promouvoir l’égalité des chances et la justice qui devait être implacable avec tous les justiciables crient maintenant que le libéralisme c’est la jungle. C’est juste spatial en y songeant. Georges Orwell n’en reviendrait pas en découvrant la France de 2015… Tant pis si les sens-dent ne voit aucune amélioration sur leur pouvoir d’achat, sur le front de l’emploi et que l’alignement des planètes tant vanté fait pschitt et que le train de la croissance en Europe laissera la France à quai in fine. L’effrayant spectacle offert par les politiciens français soucieux de faire « peuple » pour certains ou affichant leur mépris de classe en toute impunité pour d’autres a atteint un niveau paroxystique. Qu’ils ne viennent pas chialer à la télévision si les français – pour ceux qui ont encore le goût pour les urnes – votent mal dans les prochains scrutins. Voilà qui en devient hélas souhaitable.

Le premier ministre britannique David Cameron se rend vendredi en Écosse pour des discussions sur l’avenir du Royaume-Uni et sur le transfert de nouveaux pouvoirs aux autorités écossaises. Ces discussions interviennent alors que les nationalistes du Scottish National Parti (SNP) ont obtenu 56 des 59 sièges écossais lors des élections législatives britanniques du 7 mai, remportées par le Parti conservateur de M. Cameron. Un texte transférant des pouvoirs supplémentaires à l’Écosse doit figurer dans le programme législatif du nouveau gouvernement de M. Cameron, qui sera lu le 27 mai par Elizabeth II au cours du traditionnel Discours de la Reine. Ce discours qui détaille le programme législatif du nouveau gouvernement pour les cinq prochaines années est rédigé par le gouvernement, mais lu par la reine devant le Parlement. M. Cameron a souligné dans un communiqué son engagement «envers notre Royaume-Uni et envers la place importante de l’Écosse en son sein». Il a assuré que son nouveau gouvernement allait donner à l’Écosse le contrôle de 60% de ses dépenses et qu’elle aurait «l’un des parlements bénéficiant des plus grands transferts de pouvoirs dans le monde». Mais M. Cameron risque une confrontation avec la sécessionniste Nicola Sturgeon, chef du SNP et premier ministre du gouvernement d’Édimbourg, qui réclame pour l’Écosse davantage de pouvoirs que ce qui est prévu par Londres. Mme Sturgeon considère que la progression de la popularité du SNP, reflétée par son fort succès lors des élections législatives, justifie le transfert de «nouveaux pouvoirs substantiels», en particulier sur l’imposition des entreprises et sur le salaire minimum. «Comme je l’ai dit très clairement, le résultat des élections législatives de la semaine dernière, et le résultat écrasant obtenu par le SNP, signifie que l’attitude (de Londres) envers l’Écosse ne peut absolument pas être ‘business as usual’«, a déclaré Mme Sturgeon avant la visite de M. Cameron. «L’Écosse s’attend à ce que ces pouvoirs soient transférés – et je m’attends à ce que le premier ministre et son gouvernement reconnaissent le mandat démocratique qui existe désormais pour qu’ils le soient», a ajouté le numéro un du SNP. Dans une de ses premières déclarations après la victoire surprise des Tories aux législatives du 7 mai, M. Cameron a exclu la tenue d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse. Mme Sturgeon a pour sa part déclaré qu’il ne pourrait y avoir un nouveau référendum que si un parti soutenant sa tenue remportait les élections législatives au Parlement d’Écosse, prévues en 2016. Lors du référendum de septembre 2014 sur l’indépendance de l’Écosse, le «non» l’avait emporté par 55% contre 45%.

Mardi dernier, je me suis rendu à Cape Town en Afrique du Sud pour assister à un séminaire consacré au travail. L’inévitable question du temps de travail a évidemment fait l’objet de nombreux débats. Si les participants ont eu droit aux poncifs habituels sur cette sorte de sujet, une intervention m’a donné envie de vous en faire une brève présentation. L’orateur y racontait en effet, avec de multiples exemples à la clef, pour quelles raisons l’humanité allait travailler de moins en moins… pour gagner de plus en plus. Et il ne s’agissait pas même, selon l’intervenant, d’une idée en l’air : cette évolution est déjà lancée, et ce depuis des années. En effet, les nombreuses innovations qui ont vu le jour avec la révolution industrielle nous ont offert la possibilité de décupler la richesse sociale, de vivre dans de meilleures conditions, et avec une meilleure espérance de vie. L’emploi à notre époque requiert moins de temps et s’avère bien moins dangereux pour notre santé. Rendez-vous seulement compte : nous profitons maintenant d’une qualité de vie dont même les anciens rois n’auraient pu rêver il y a trois siècles. L’idée selon laquelle à l’avenir, nous devrons tous travailler jusqu’à 100 ans n’a donc aucun sens, et va à l’encontre de la tendance observée. En toute logique, c’est le contraire qui va se produire. L’innovation décuple la productivité de l’humain et lui permet de travailler de moins en moins, dans de meilleures conditions, tout en gagnant en valeur ajoutée. En Europe, le temps où le secteur agricole occupait près de la moitié de la population active est depuis longtemps terminé. Grâce aux engins agricoles, aux meilleures semences, aux engrais et à l’optimisation des techniques agricoles, nous avons pu nous dispenser de ces travaux. Au cours de ces derniers siècles, nous avons essentiellement dédié l’augmentation collective de l’espérance de vie et de la richesse à toujours plus de temps libre. Le fait de devoir aujourd’hui travailler de nouveau plus longtemps n’est que temporaire. Nous avons seulement pris de l’avance sur des profits qui n’avait pas encore bâtis. Cependant, l’évaluation la plus réaliste concernant notre avenir permet de tabler sur toujours plus de richesse, moins de travail et davantage de temps libre. Si je ne devais retenir qu’une chose de ce séminaire à Cape Town, c’est que, contrairement à ce que l’on dit, nous vivons dans des temps heureux… et que cela ne va que s’améliorer ! Je vous laisse le lien vers le site de l’organisateur de ce séminaire en Afrique du Sud, si vous souhaitez en savoir plus. Suivez le lien.

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La chaîne NHK rapporte que le drone découvert sur le toit de la résidence du premier ministre japonais Shinzo Abe transmettait des images vidéo en temps réel, écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta. Selon certaines informations, le drone pouvait être contrôlé à une distance d’un peu plus d’un kilomètre. Les policiers tentent actuellement d’identifier l’auteur de l’incident. Les forces de l’ordre visionnent les enregistrements des caméras de surveillance qui auraient pu capter le criminel supposé à proximité du bureau de Shinzo Abe. Le personnel de la résidence du premier ministre a aperçu le drone mercredi main, et a immédiatement téléphoné à la police. Il a été établi par la suite que le drone à quatre hélices émettait des radiations, mais à des quantités qui n’étaient pas dangereuses pour la santé. Les tests ont révélé que des isotopes de césium se trouvaient dans la bouteille en plastique portant le signe de radioactivité accrochée au drone. C’est à cause de la présence de cette substance que la police travaille activement sur la version selon laquelle le drone n’a pas atterri sur le toit du site protégé par hasard. Le drone était également équipé d’un dispositif ressemblant à un disque dur. Les journalistes japonais se référant à leurs sources écrivent que cet équipement est prévu pour transmettre des images en temps réel. Selon les spécialistes, cela permettrait de contrôler le drone à distance en suivant son déplacement sur un écran. L’utilisation de drones au Japon n’est pas restreinte par la loi. De toute évidence, les choses devraient changer très prochainement. La question gagne également en actualité à l’approche des Jeux olympiques d’été, qui se dérouleront à Tokyo en 2020 et demanderont un niveau de sécurité élevé.