Tancé publiquement par le chef de l’État, il était en désaccord sur les coupes dans le budget de la Défense. Il a annoncé sa démission mercredi matin. Sa situation devenait intenable. Tancé publiquement à deux reprises par le chef de l’État, dans les jardins de l’hôtel de Brienne, à la veille du 14 Juillet, et à nouveau dans les colonnes du Journal du dimanche , le général Pierre de Villiers a été contraint de lâcher les rênes de l’état-major des armées (EMA) mercredi matin, alors même qu’il venait d’être prolongé à son poste jusqu’en juillet 2018. Dans un communiqué, il déclare «ne plus être en mesure», «dans les circonstances actuelles», «d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel [il croit] pour garantir la protection de la France et des Français». Né en juillet 1956 en Vendée, frère de l’homme politique Philippe de Villiers, Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon aura placé ses trois années et demie en tant que chef d’état-major des armées (Cema) sous le signe d’une défense opiniâtre des budgets de la défense. Une cause plus qu’honorable – le pays n’est-il pas «en guerre» contre le terrorisme? – qui aura néanmoins été fatale à son héraut. Pris ces derniers jours dans un maelström politico-médiatique, à la suite de propos tenus à huis clos, le général s’est trouvé confronté à l’autorité d’un jeune président de la République désireux d’affirmer sa prééminence à la tête des armées. Saint-Cyrien (promotion capitaine Henri Guilleminot, 1975), issu de l’arme blindée cavalerie, Pierre de Villiers a servi notamment en 1999 au Kosovo – où il a commandé pendant cinq mois le bataillon mécanisé de la brigade Leclerc – et en 2006-2007 en Afghanistan. Il passe ensuite deux ans à Matignon comme chef du cabinet militaire de François Fillon. En mars 2010, le poste de chef de l’état-major du président de la République lui est promis, avant que Nicolas Sarkozy ne revienne.

Cela faisait des années que je me demandais ce que pouvait ressentir un pilote dans un looping. Eh bien maintenant, j’ai une réponse à cette question. Le mois dernier, j’ai en effet découvert les sensations de la voltige… à bord d’un avion de chasse ! Cette expérience pour le moins singulière s’est déroulée à Rennes. Un peu anxieux, je suis allé à l’aéroport où j’ai rencontré Thomas, mon pilote et ange-gardien, qui a commencé par m’expliquer le programme. Ensuite, j’ai pris la direction des vestiaires pour mettre ma combinaison de vol et me rendre finalement sur la piste où m’attendait un appareil au design bizarre : un Fouga. L’appareil ne correspondait pas à l’image qu’on peut se faire d’un avion de chasse, mais je m’en moquais comme de ma première chemise, car je savais qu’il a été pendant longtemps l’avion de la Patrouille de France : je savais donc qu’il envoyait du lourd, en terme de sensations ! Je me suis installé dans le cockpit, on m’a harnaché jusqu’à ce que j’aie l’impression d’avoir fusionné avec le siège, puis on est partis. Je me souviendrai longtemps de ce que j’ai éprouvé lorsque notre appareil s’est retrouvé face à la piste, prêt à décoller. Il y avait autant de trouille que d’enthousiasme, dans mon esprit. Puis on est partis. Pour être honnête, les premières minutes, ça s’est révélé plutôt peinard. Trop, même. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi tranquille. Au décollage, je n’ai presque pas ressenti l’accélération, car ça s’est fait tout en douceur. Et les premières minutes, il ne s’agissait que d’un simple vol à basse altitude, très tranquille. Mais ce n’était que le temps de rejoindre la zone acrobatique. Parce que quand le pilote a entamé la partie acrobatique, j’ai eu l’impression de prendre une gifle par une main géante. Dès qu’on a entamé la première vrille, je me suis rendu compte à quel point ça allait être tendu du slip. J’étais tétanisé ! Les acrobaties se sont enchaînées les unes les autres, et j’ai dû me contracter au maximum pour éviter de tomber dans les pommes, tellement c’était violent. La voltige n’a pas duré longtemps, mais de retour sur le tarmac, j’étais trempé de sueur. J’aurais tout aussi bien pu plonger dans une piscine que je n’aurais pas été plus mouillé ! Mais en dépit de ça, j’ai adoré l’expérience ! Et ce vol en avion de chasse à Rennes restera longtemps gravé dans ma mémoire.

fouga magister 2

Le groupe Lafarge a-t-il financé Daech et mis en danger les salariés de sa cimenterie située en Syrie entre 2013 et 2014 ? Ce sont les questions auxquelles vont devoir répondre deux juges d’instruction financiers, Charlotte Bilger et Renaud Van Ruymbeke, ainsi qu’un magistrat antiterroriste, David de Pas. Cette procédure fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par deux ONG, Sherpa et le European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR). Les magistrats saisis pour des faits de «financement du terrorisme» et «mise en danger délibérée de la vie d’autrui» vont devoir passer au crible l’activité de la filiale Lafarge Cement Syria en 2013 et 2014, jusqu’à son évacuation au mois de septembre de cette année. Ils vont également s’attacher à reconstituer la manière dont la direction générale de Lafarge, au siège social parisien, était au courant de la situation de son usine syrienne et les directives qu’elle a pu lui donner. A la différence d’autres entreprises françaises, comme Schlumberger ou Total qui ont quitté la Syrie à partir de 2012, compte tenu du conflit, Lafarge a choisi de rester. Le groupe français (à l’époque il n’a pas encore fusionné avec le suisse Holcim) mise sur les énormes besoins en ciment que pourrait susciter la reconstruction du pays, après-guerre. Pour continuer à exploiter son usine située à Jabalia, dans le nord est du pays, le cimentier aurait, selon les témoignages d’ex-salariés, monnayé des laissez-passer auprès de Daech. En outre, la production de ciment nécessite du pétrole comme matière première. La question est donc de savoir s’il a été acheté auprès de ce mouvement, alors qu’un embargo interdisait ce genre d’acquisition. Les trois juges d’instruction devraient sans doute lancer une série de commissions rogatoires internationales et demander l’assistance de la justice suisse. Depuis sa fusion avec le cimentier helvète Holcim, en 2015, le siège social du groupe a été transféré à Zurich et il recèle sûrement de documents qui intéressent la justice française. Par ailleurs, les magistrats vont vraisemblablement s’intéresser à tous ceux qui ont eu à suivre, depuis Paris, le fonctionnement de la filiale Lafarge Cement Syria. Il s’agit notamment du directeur financier de l’époque en poste aujourd’hui en Algérie et du responsable de la sécurité. Confronté à ces accusations, Lafarge a choisi de faire profil bas. Le groupe a diligenté une enquête interne et débarqué, en avril dernier, son PDG Eric Olsen, qui devrait quitter ses fonctions au mois de juillet. Pour autant, le cimentier semble se préparer à une stratégie de défense qui consiste à reconnaître que le comportement de sa filiale pose des questions, sans pour autant qu’il puisse être pénalement réprimé. Lafarge devait ainsi plaider que l’achat de pétrole était indispensable à la production de ciment et que ses salariés expatriés ont été évacués. Pour autant, les magistrats qui auront en main les témoignages des ex-employés locaux, alors que des combats avaient lieu dans la région, pourraient avoir une analyse bien différente de la gravité des faits.

Faut-il ouvrir les bureaux de vote à 17 heures ? Voilà, de façon un peu provocante, la question qui se pose désormais aux électeurs. Résumons la situation désormais bien connue. La loi électorale laisse les citoyens sous le feu roulant des sondages quotidiens pendant les semaines précédant le vote et bloque, pour ne pas altérer «la sincérité du scrutin», la diffusion de ces sondages sur le territoire français à partir du vendredi à 23h59. Mais à chaque scrutin, ils apparaissent sur les sites d’informations belges (coucou la RTBF), dans l’après-midi, sur des comptes Twitter avec #RadioLondres, dans les messageries, alors que les Français sont appelés à voter jusqu’à 19 heures ou 20 heures. Bref, pour la loi électorale française, c’est un peu comme si le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à nos frontières. Mais on ne va pas revenir sur cette histoire.  Et on rappellera, en cette période où les manipulations grossières pour empêcher le bon déroulement du vote se multiplient jusqu’à la dernière minute, que Libération continuera son travail de désintox. Nous rectifierons, malgré ceux qui ont une lecture un peu bas du casque de la loi, les chiffres qui circulent sur les réseaux et les sites, si ceux-ci sont faux et manipulateurs. Nous ne l’avions pas fait il y a quinze jours parce que les sondages publiés étaient conformes à ceux qui étaient alors en notre possession. Pas sourcés, sujets à caution, mais pas faux…  Que faire désormais puisque les gendarmes du vote sont incapables, années après années, d’empêcher que les sondages atterrissent chez des médias qui ne sont pas soumis à nos codes ? On ne peut pas interdire à nos confrères étrangers de faire leur boulot, ni aux sondeurs, puisqu’ils sont chargés de faire leur travail d’estimations (et non de sondages) pour 20 heures. Alors quoi ? Donner les résultats trois heures après la fin du vote ? Ou voter en trois heures, à partir de 17 heures, quand on a pris connaissance des premiers sondages ? Certains électeurs ont déjà émis cette hypothèse, pour montrer leur défiance envers Macron et Le Pen, espérant que la différence entre le chiffre de la participation à 17 heures et celui à 20 heures indiquerait leur nombre.  Quoiqu’on pense de cette méthode de signaux indiens envoyés au vainqueur, ils seront d’autant moins audibles qu’ils rentreront en collision avec les stratégies de vote à partir de 17 heures. Un certain nombre d’électeurs, surtout ceux qui ont des doutes sur leur vote, pourraient en effet se déterminer en fonction de ce qui sera publié en Belgique et en Suisse. Iront-ils voter si le vote leur semble joué ? Ou au contraire, s’il est serré, se rendront-ils aux urnes, motivés par les premiers chiffres ? Comme si la publication quotidienne de ces sondages n’avait pas déjà eu tout le loisir d’influencer les votants… Va-t-on encore tolérer longtemps ces opérations de vote qui refusent de s’adapter au changement technologique et à la diffusion ultrarapide des informations et des manipulations ? Plutôt que mettre la pression sur les médias responsables et qui font leur travail, comme cela a été le cas samedi avec les #MacronLeaks, et de prendre les Français pour des oies blanches, la Commission nationale de contrôle de la campagne ferait mieux d’enquêter sur les fuites de sondages, les manips grossières de l’extrême droite, et de proposer au législateur des solutions pour en finir avec les lignes Maginot imaginaires. Chaque scrutin depuis vingt ans apporte la preuve que la loi doit être revue. Celui d’aujourd’hui encore plus que les précédents.

La semaine dernière, j’ai suivi un cours de cuisine à Nice. Cela n’est peut-être rien de bizarre à vos yeux, mais quand j’en ai parlé à mon frère, il a a voulu jouer au loto tellement elle en a fait pipi dans sa culotte. Parce que il n’y a encore pas si longtemps, la cuisine et moi vivions sur des plans de réalité différents. Toute ma vie, j’ai détesté tout ce qui avait trait à la cuisine. En définitive, ma chère et tendre finissait par me virer de la cuisine, préférant travailler seule. Et je peux vous dire qu’elle n’avait pas à forcer pour que je lui cède ! Maintenant, j’ai du mal à comprendre ma phobie. Cuisiner me paraissait tout simplementau-delà de mes capacités. Je tergiversais pour les trucs les plus élémentaires.Dès que ma femme partait quelques jours, je devenais le meilleur client des livreurs à domicile. j’entrais dans une cuisine, j’étais comme une poule face à un Rubix Cube. Les rares fois où mon épouse me demandait de la seconder, elle le regrettait très vite. Quand j’avais fini, il y en avait jusqu’au plafond. Bref, ma chère et tendre m’invitait à sortir de la cuisine si je ne voulais pas découvrir les joies de la défenestration. Et je peux vous assurer qu’elle n’avait pas à forcer pour que je lui cède ! Avec le recul, je ne comprends plus très bien cette répulsion. Cuisiner prenait à chaque fois des proportions aberrantes, je doutais de moi, même avec les trucs les plus faciles. Puis l’envie de cuisiner m’est venue. . C’est arrivé, c’est tout. Un jour, donc j’ai décidé de préparer le repas de famille. Il n’y avait là rien de très raffiné, apparemment : des tagliatelles. Ca a été une catastrophe au point que l’on a fini par tout mettre à la poubelle, mais le lendemain, j’ai fait une autre tentative. Et le surlendemain. Et le jour d’après. Ma femme a fondu en quelques jours sous prétexte que j’étais un cuisinier médiocre, mais lentement, j’ai commencé à m’améliorer. Et voyant que je ne lâchais pas l’affaire, ma femme m’a finalement proposé ce cours de cuisine à Nice. Dites-vous bien que si vous êtes un zéro en cuisine, il y a de l’espoir ! ;) Plus d’information sur cette expérience de cours de cuisine en allant sur le site web de l’organisateur.

L’essayiste d’extrême droite était poursuivi pour la publication d’un dessin remettant en cause l’existence de la Shoah. Jugé également à Marseille, ce mardi, pour une autre affaire, il a écopé d’une amende de 2000 euros. C’est un habitué des tribunaux, mais c’est la première fois qu’il écope d’une peine de prison ferme: l’essayiste d’extrême droite Alain Soral a été condamné, ce mardi, à deux reprises. D’abord à trois mois de prison ferme, à Paris, pour avoir publié sur son site un dessin jugé négationniste, et à 2.000 euros d’amende à Marseille pour diffamation publique d’un blogueur. Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné pour contestation de crime contre l’humanité et injure raciale. En avril 2016, après les attentats de Bruxelles, le site d’Alain Soral Égalité et Réconciliation avait publié un dessin représentant sur une «une» titrée «Chutzpah Hebdo» (allusion à Charlie Hebdo) avec le visage de Charlie Chaplin devant l’étoile de David et une bulle «Shoah où t’es?». Pour le tribunal correctionnel de Paris, cette question, ainsi que la mention «historiens déboussolés», «traduisent qu’il serait légitime de s’interroger sur l’existence de la Shoah» et «reflète et insinue chez le lecteur l’idée que la Shoah serait non une réalité indiscutable mais une fabrication de l’esprit». Alain Soral a déjà été condamné à plusieurs reprises, dont deux fois pour provocation à la haine, «condamnations attestant à la fois de sa propension à réitérer les discours de haine et du peu de cas qu’il fait des décisions de justice», soulignent les juges. Le tribunal a en outre ordonné la suppression du dessin et des propos litigieux et condamné Alain Soral à verser des dommages et intérêts à plusieurs associations de lutte contre le racisme qui se sont constituées parties civiles.

Cela me fatigue toujours, dès que certains me parlent de challenge commercial. Selon ces personnes, une telle campagne se borne à faire progresser les ventes. Et il procure assurément, lorsqu’il est convenablement construit, l’amélioration sensible du CA. Cependant ce n’est de toute évidence que l’un des nombreux intérêts qu’il suscite. D’autres sont d’après mon expérience aussi essentiels. Cette campagne permet pour commencer à stimuler ses salariés. La récompense n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les employés ont presque plus besoin de reconnaissance, et la campagne est une manière de reconnaître leurs prouesses. Le challenge commercial encourage aussi l’esprit de compétition. Les commerciaux sont prédisposés à lutter les uns les autres et confronter leurs réussites. L’opération leur apporte un cadre dans laquelle ils peuvent manifester cette inclination. Et les meilleurs vendeurs invitent les autres participants à se surpasser. C’est un bon moyen de hisser ses commerciuax toujours plus haut. Cependant le profit le plus palpable du challenge se trouve dans la dynamique à laquelle il contribue. Le projet est avant tout un outil pour inciter les personnes à se dépasser. Et ce tonus continue à l’arrêt de l’opération. Trois raisons stimulent la démotivation des salariés d’une entreprise: le manque de reconnaissance, le revenu considéré comme insuffisante, et le manque de reconnaissance. Et le challenge commercial permet de traiter cette triple cause à moindre frais. Mais pour obtenir un résultat, un challenge commercial se doit de obéir à quelques simples règles. Et je reste toujours sidéré de découvrir que celles-ci ne sont pas toujours observées. Tout d’abord, il convient de adopter des récompenses qui invitent les vendeurs à s’engager. Presque la moitié du budget de la campagne doit dans l’idéal y être consacré. Il faut fournir ces cadeaux à 30% de la population participante. Sans cela, l’énervement surpasse le bénéfice. Et évidemment, l’objectif doit être accessible. Lorsqu’on prend en compte ces éléments , le challenge commercial peut avoir de bonnes chances de parvenir à son but. Mais si le challenge est conçue avec une réflexion en amont, cela peut apporter l’effet très loin de celui escompté.En savoir plus en suivant le lien sur le site de l’organisateur de ce challenge commercial.

La Norvège va devenir mercredi le premier pays au monde à débrancher progressivement sa radio FM au profit du numérique, une transition diversement suivie ailleurs en Europe. Selon ses promoteurs, la Radio Numérique Terrestre (RNT) améliore la qualité du son, accroît le nombre de chaînes et de contenus et enrichit les fonctionnalités à un coût de diffusion huit fois moins élevé que la vieille FM (modulation de fréquence), lancée en 1945 aux États-Unis. Diffusée par voie hertzienne, la RNT (ou DAB en anglais, Digital Audio Broadcasting) offre une meilleure couverture sur le territoire, permet de réécouter une émission (podcast) et de diffuser plus facilement les messages d’alerte en cas de catastrophe ou de situations d’urgence, font aussi valoir les autorités. « La grande différence et la principale raison derrière cette grande mutation technologique, c’est que l’on veut offrir une meilleure offre radio à toute la population », explique Ole Jørgen Torvmark, le chef de Digitalradio Norge, société détenue par des acteurs professionnels (NRK et la radio commerciale P4). Pour assurer un passage en douceur, la Norvège a préparé le terrain : dans ce pays généralement technophile, la RNT coexiste avec la FM depuis 1995. Et 22 chaînes nationales sont diffusées en format numérique avec de la place pour une petite vingtaine d’autres, alors que l’ancien mode de diffusion ne permet que cinq chaînes nationales au maximum. Beaucoup estiment pourtant ce passage prématuré. Selon un sondage paru dans le journal Dagbladet en décembre, 66 % des Norvégiens sont contre l’extinction du signal FM contre seulement 17 % qui s’y disent favorables. Si 74 % de la population est déjà équipée d’au moins un appareil permettant de capter le signal numérique, le problème se pose avec acuité pour les automobilistes, puisque seules un tiers des voitures individuelles peuvent aujourd’hui recevoir la RNT. Y remédier nécessite l’achat d’un adaptateur, dont le prix varie généralement entre 1000 et 2000 couronnes (entre 150 et 310 $), ou le remplacement encore plus onéreux de l’autoradio. « C’est complètement idiot parce que je n’ai pas besoin de plus de chaînes que je n’en ai aujourd’hui », confie à l’AFP Eivind Sethov, un retraité de 76 ans vivant à Oslo. « C’est bien trop cher. J’attends que le prix des adaptateurs baisse avant d’équiper ma voiture ». Alors que le passage au numérique réduit les coûts de diffusion pour les professionnels, ce sont donc les consommateurs qui supportent le coût de la transition. Pour M. Torvmark, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : « Il est clair que quand il y a un grand changement technologique, certains se posent des questions et sont critiques », mais « la moitié des auditeurs écoutent déjà chaque semaine des chaînes qui n’auraient pas existé sans ». La principale raison pour laquelle la Norvège est la première à franchir le pas est liée à la topographie du pays : ses fjords et ses montagnes, ainsi que l’éparpillement de la population sur de grandes superficies font que la diffusion en FM est chère… Le processus d’extinction débutera dans le Nordland, une région septentrionale du pays, le mercredi 11 janvier à 11 h 11 (5 h 11 à Montréal), avant de s’étendre au reste du pays d’ici à la fin de l’année. Des millions de postes seront alors obsolètes. En Europe, la Suisse, le Royaume-Uni et le Danemark suivent le mouvement de très près. Mais de nombreux pays traînent encore des pieds. « Ça prend un temps fou », déplore Simon Spanswick, patron de l’Association internationale des télés et radiodiffuseurs (AIB, Association for International Broadcasting). Les autorités renâclent à passer au tout numérique pour éviter de mécontenter les propriétaires de récepteurs radio classiques en leur demandant « d’investir dans un nouvel équipement », dit-il. En Allemagne, la date-butoir pour supprimer la bande FM, initialement fixée à 2015, a été abrogée par les députés du Bundestag en octobre 2011.La Norvège va devenir mercredi le premier pays au monde à débrancher progressivement sa radio FM au profit du numérique, une transition diversement suivie ailleurs en Europe. Selon ses promoteurs, la Radio Numérique Terrestre (RNT) améliore la qualité du son, accroît le nombre de chaînes et de contenus et enrichit les fonctionnalités à un coût de diffusion huit fois moins élevé que la vieille FM (modulation de fréquence), lancée en 1945 aux États-Unis. Diffusée par voie hertzienne, la RNT (ou DAB en anglais, Digital Audio Broadcasting) offre une meilleure couverture sur le territoire, permet de réécouter une émission (podcast) et de diffuser plus facilement les messages d’alerte en cas de catastrophe ou de situations d’urgence, font aussi valoir les autorités. « La grande différence et la principale raison derrière cette grande mutation technologique, c’est que l’on veut offrir une meilleure offre radio à toute la population », explique Ole Jørgen Torvmark, le chef de Digitalradio Norge, société détenue par des acteurs professionnels (NRK et la radio commerciale P4). Pour assurer un passage en douceur, la Norvège a préparé le terrain : dans ce pays généralement technophile, la RNT coexiste avec la FM depuis 1995. Et 22 chaînes nationales sont diffusées en format numérique avec de la place pour une petite vingtaine d’autres, alors que l’ancien mode de diffusion ne permet que cinq chaînes nationales au maximum. Beaucoup estiment pourtant ce passage prématuré. Selon un sondage paru dans le journal Dagbladet en décembre, 66 % des Norvégiens sont contre l’extinction du signal FM contre seulement 17 % qui s’y disent favorables. Si 74 % de la population est déjà équipée d’au moins un appareil permettant de capter le signal numérique, le problème se pose avec acuité pour les automobilistes, puisque seules un tiers des voitures individuelles peuvent aujourd’hui recevoir la RNT. Y remédier nécessite l’achat d’un adaptateur, dont le prix varie généralement entre 1000 et 2000 couronnes (entre 150 et 310 $), ou le remplacement encore plus onéreux de l’autoradio. « C’est complètement idiot parce que je n’ai pas besoin de plus de chaînes que je n’en ai aujourd’hui », confie à l’AFP Eivind Sethov, un retraité de 76 ans vivant à Oslo. « C’est bien trop cher. J’attends que le prix des adaptateurs baisse avant d’équiper ma voiture ». Alors que le passage au numérique réduit les coûts de diffusion pour les professionnels, ce sont donc les consommateurs qui supportent le coût de la transition. Pour M. Torvmark, il n’y a pas lieu de s’inquiéter : « Il est clair que quand il y a un grand changement technologique, certains se posent des questions et sont critiques », mais « la moitié des auditeurs écoutent déjà chaque semaine des chaînes qui n’auraient pas existé sans ». La principale raison pour laquelle la Norvège est la première à franchir le pas est liée à la topographie du pays : ses fjords et ses montagnes, ainsi que l’éparpillement de la population sur de grandes superficies font que la diffusion en FM est chère… Le processus d’extinction débutera dans le Nordland, une région septentrionale du pays, le mercredi 11 janvier à 11 h 11 (5 h 11 à Montréal), avant de s’étendre au reste du pays d’ici à la fin de l’année. Des millions de postes seront alors obsolètes. En Europe, la Suisse, le Royaume-Uni et le Danemark suivent le mouvement de très près. Mais de nombreux pays traînent encore des pieds. « Ça prend un temps fou », déplore Simon Spanswick, patron de l’Association internationale des télés et radiodiffuseurs (AIB, Association for International Broadcasting). Les autorités renâclent à passer au tout numérique pour éviter de mécontenter les propriétaires de récepteurs radio classiques en leur demandant « d’investir dans un nouvel équipement », dit-il. En Allemagne, la date-butoir pour supprimer la bande FM, initialement fixée à 2015, a été abrogée par les députés du Bundestag en octobre 2011.

J’ai fait pas mal d’expériences incroyables au fil des années, mais aucune d’aussi cinglée que celle-là. Il y a quelques jours, en effet, j’ai en effet découvert ce qu’on pouvait avoir à bord d’un avion de chasse. Ma découverte s’est déroulée à Pontoise, et ce que je peux d’emblée vous dire, c’est que ça a été violent ! Au début, ça a commencé en douceur. Le jour J, je me suis rendu à l’aéroport où j’ai fait la connaissance de Eric, mon pilote et instructeur, qui a commencé par m’expliquer les consignes de sécurité. Ensuite, j’ai pu enfiler ma combinaison de vol, prendre mon casque-micro, avant de rejoindre le taxiway. C’est là que m’attendait un appareil au design bizarre, un Fouga. L’avion n’avait pas le look agressif qu’on attend d’un avion de chasse, mais offrait bien les sensations propres à ce genre d’appareil, comme j’allais m’en rendre compte quelques instants plus tard ! J’ai pris place sur le siège arrière, ai bouclé mon harnais de sécurité, et en avant la musique. Comment vous expliquer ce que j’ai ressenti lorsque nous nous sommes retrouvés face à la piste, paré au décollage. C’est à la fois de la peur et de l’impatience. Un peu ce qu’on peut ressentir lorsqu’on s’approche un peu trop près du rebord d’une falaise. Mais en beaucoup, beaucoup plus intense. Pourtant, au début, le vol a été assez peinard. C’en était presque décevant, d’ailleurs. Je n’ai pas ressenti l’accélération au décollage, et les premières minutes se sont réduites à un simple vol à basse altitude, très paisible. Mais ce n’était qu’une façon de s’échauffer avant de passer aux choses sérieuses. Parce que quand le pilote a entamé la phase de voltige, j’ai dégusté. Dès la première vrille, j’ai compris que ça allait être terrible. Les figures se sont enchaînées les unes après les autres, . Ca n’ont duré qu’une dizaine de minutes, mais quand on a pris le chemin du retour, j’avais les jambes en coton. Au final, j’ai adoré ce baptême ! Si je le pouvais, je recommencerais sans hésiter. Je crois que je vais rêver de ce vol en Fouga Magister est sans doute le truc le plus fou que j’aie jamais tenté.