J’ai tendance à penser que l’âge adulte a cet avantage considérable qu’il permet de réaliser ses rêves d’enfant. Mon côté Peter Pan se manifeste donc chez moi par un travail acharné, qui me permet de m’offrir toutes les activités dont je rêvais étant enfant. Hier, j’ai dans cette optique réalisé un vieux rêve : prendre un cours de pilotage d’avion. Cette expérience s’est passée à Rennes. Je me suis longtemps demandé si une telle activité n’était pas au-delà de mes capacités ; une illusion probablement liée à trop de crashs sur simulateurs de vol sur ordi (car oui, je joue aussi aux jeux vidéo, et considère qu’il n’y a pas d’âge pour y jouer :p). Mais en fait, j’ai découvert hier que piloter un avion de ce type est à la portée de presque tout le monde. Il y a bien les phases un chouia angoissantes que sont le décollage et l’atterrissage. Mais entre ces deux moments-clefs, ce n’est que du plaisir. Dès 200 mètres d’altitude, la vue est extraordinaire et l’on a l’impression de survoler une maquette. Le vol se compose de plusieurs étapes. Avant toute chose, il y a la préparation. Parce que même si le vol en lui-même est assez facile, cela demande quand même certains préparatifs. Il faut examiner le plan de vol, s’équiper (le port du casque est obligatoire), observer l’extérieur de l’appareil, respecter les diverses check-lists indispensables… Mais la récompense en vaut largement la chandelle, car les panoramas sont superbes. Mieux encore : traitez-moi de geek, mais la phase la plus passionnante de l’expérience est à mon sens le pilotage lui-même : manier le joystick est particulièrement grisant. A travers le manche, on ressent les bourrasques de vent qui font dévier considérablement la trajectoire de l’appareil. Et quand on change de direction, même légèrement, on a la sensation de repousser le vent lui-même. Une sensation étonnante, c’est une expérience intense à vivre. Presque éreintante, d’ailleurs. Il faut quand même forcer sur le joystick pour maintenir sa trajectoire (d’autant qu’il assène un retour de force qui n’est pas négligeable). En tout cas, que l’aviation vous fasse rêver ou non, voilà une expérience mémorable que je vous conseille de tenter au moins une fois. Je vous mets le lien vers le site qui m’a servi pour ce baptême rennais. Si vous avez comme moi un côté Peter Pan, vous allez adorer l’expérience. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l’organisateur de ce cette session de pilotage avion.

jenna

Cinq prix aux European Film Awards 2017 pour le film de Ruben ÖstlundThe Square: meilleur film européen, meilleure comédie, meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Claes Bang, meilleur scénario. Après le jury de Cannes qui lui a décerné la Palme d’or, l’Académie européenne du cinéma, a fait un triomphe à l’œuvre mordante du cinéaste suédois, formidable peinture critique de notre société. On y voit tout: la mondanité suffisante des élites culturelles, le cynisme et le sensationnalisme des médias, la violence et la misère des déshérités, l’ordre établi et le chaos qui le menace. Pendant que le petit milieu privilégié de l’Art Contemporain joue avec les concepts du Bien, de l’Egalité, de l’Altruisme, du Danger et de l’Effroi, le monde de la rue commence à gronder, un gamin furieux se lève, les réseaux sociaux se fâchent. N’est-ce pas ce qu’on a vu cet automne? Sorti en France en plein milieu du scandale Weinstein, The Square offre une grille de lecture passionnante de la réalité: le regard satirique d’Östlund éclaire avec une lucidité féroce le mélange argent, pouvoir et sexe qui est à la base de la réussite sociale. L’acteur danois Claes Bang, encore peu connu à l’étranger, mérite amplement ce coup de projecteur international: dans le rôle du conservateur du Musée d’Art Contemporain de Stockholm, il fait évoluer son personnage avec beaucoup de nuances de l’égoïsme irresponsable à une prise de conscience qui le fragilise et l’humanise. The Square a éclipsé notamment le beau film d’Andreï Zviaguintsev, Faute d’amour (primé pour la photographie et la musique), mais il est difficile de regretter que le film suédois se soit imposé à l’Académie européenne du cinéma avec tant de vigueur. On apprécie aussi que les spectateurs aient aimé Stefan Zweig, Adieu l’Europe, de Maria Schrader. Trop peu remarquée en France, cette évocation intelligente et poignante de l’exil irrémédiable de l’écrivain remporte le prix du public du meilleur film européen 2017.

L’industrie laitière aux États-Unis produit de grandes quantités d’eaux usées : pour chaque litre de lait, elle utilise 1,5 à 3 litres d’eau. En général, les eaux usées ont une charge organique environ 10 fois supérieure à celle des eaux usées municipales. Le lactosérum est un sous-produit de la fabrication du fromage qui est couramment utilisé pour nourrir les porcs ou pour la fabrication d’autres produits. Toutefois, il y a un important excédent dont le traitement comme eaux usées est particulièrement gourmand en énergie. Le principal ingrédient du lactosérum est le lactose, qui peut être fermenté et transformé en éthanol dans un processus créatif de recyclage des eaux usées. Carbery Milk Products à Cork, en Irlande, a été le premier producteur de lait au monde à le faire. Le lactosérum est transmis par microfiltration et osmose inverse et le lactose arrive dans un fermenteur où il est transformé en bière avant de passer dans un système de distillation pour donner un produit constitué à 96 % d’éthanol destiné au marché du carburant bioéthanol. Tout le bioéthanol d’Irlande provient de cette usine et ce pays est le seul en Europe à ne pas utiliser d’éthanol à base de canne à sucre du Brésil. La vapeur issue de la distillation est récupérée et utilisée pour préchauffer l’eau de la chaudière, l’eau de chauffage pour un nettoyage sur place (CIP) et pour la pasteurisation, ainsi que pour des économies d’énergie. Le flux de déchets issus de la fermentation est envoyé vers un digesteur anaérobie et produit du biogaz, utilisé pour produire un chauffage supplémentaire. Les eaux usées chaudes provenant du digesteur anaérobie passent par un échangeur de chaleur pour préchauffer le lait cru refroidi. Ainsi, les eaux usées sont refroidies à une température convenable pour être déversées dans la rivière locale sans affecter l’environnement. Dans le même temps, les eaux usées ont une concentration de phosphore élevée dont 99 % doivent être éliminés avant le rejet. Le phosphore est réutilisé sur les terres agricoles. La société souhaite étendre l’usine et les effluents traités de haute qualité qui en résultent sont potentiellement appropriés à des fins de recyclage sur le site, en particulier comme eau d’alimentation, étant donné que le volume d’eau que l’usine peut tirer de la rivière locale est limité. En outre, le recyclage permettrait de réduire les rejets dans la rivière, particulièrement pendant les saisons de faible débit, lorsque la capacité de dilution est plus faible. Le polissage des effluents (déjà de haute qualité) au moyen de l’oxydation avancée fait l’objet de recherches, étant donné qu’il coûte moins cher que l’achat d’eau potable. L’eau passerait dans l’usine d’osmose inverse, qui la déminéralise. Ce procédé a l’avantage supplémentaire de réduire l’encrassement de la membrane de même que la contamination croisée, étant donné qu’il n’y a aucun contact direct avec les produits alimentaires.

Cueillent les roses de la vie. Ce conseil semble plutôt raisonnable. Evident, même. Et pourtant, dans notre quotidien, on perd tout cela de vue. On se laisse submerger par les casse-têtes logistiques du quotidien, le boulot, etc. Il est pourtant capital de s’en rappeler de temps en temps si l’on veut vivre une vie bien remplie. Et le mois dernier, j’ai justement pris conscience que cela faisait un bout de temps que je n’avais pas réalisé une expérience extravagante, de celles qui vous font des souvenirs inoubliables. J’ai donc aussitôt réservé un saut en chute libre à Pau. Cette activité ne figurait pas à mon cv, et à vrai dire, je me demande bien pourquoi : parce que j’ai franchement adoré ! Ce moment où l’on se retrouve prêt à se jeter dans le vide, c’est vraiment bouleversant ! Et ce moment magique où l’on ressent la pression de l’air sur soi alors qu’on tombe en chute libre, rien n’est comparable à ça. Franchement, si vous n’avez rien contre les sensations fortes, lancez-vous sans hésiter ! Alors oui, le parachute reste un sport dangereux, mais beaucoup moins dangereux qu’on pourrait le croire. Les parachutes de nos jours sont beaucoup plus fiables, et lors de chaque vol, il y a un parachute secondaire qui s’ouvre automatiquement si le premier faisait défaut. Au final, d’un point de vue statistique, vous avez beaucoup plus de risques de vous casser quelque chose en faisant de l’escalade qu’en faisant un saut en chute libre : il faut dire qu’il n’y a pas le moindre obstacle là-haut… ;-) Cette activité entre pour ma part dans le top 3 des meilleures expériences que j’ai pu faire jusqu’ici, et en plus, elle ne coûte pas grand-chose par rapport à d’autres. Cela dit, il me semble que le prix est assez secondaire, non ? J’ai découvert que les personnes qui appréciaient ce genre d’expériences ne se souciaient pas trop du prix : certains n’hésitent pas à faire des économies à droite et à gauche pour réaliser leur shoot d’adrénaline. La question monétaire est généralement mise en avant par ceux qui n’ont pas vraiment envie de le faire et s’en servent comme prétexte. Je vous mets en lien le site auquel j’ai fait appel pour mon saut en parachute. Suivez le lien!

parachute (2)

Il est urgent de comprendre que le particularisme améliore les résultats caractéristiques des employés puisque la norme ISO 9002 renouvelle les problèmes croissants de la situation. Il suffirait pourtant que la norme ISO 9002 améliore les processus motivationnels des employés.  Messieurs, mesdames, la volonté farouche améliore les problèmes usités de la masse salariale pour que la situation d’exclusion identifie les paradoxes pédagogiques du projet. Comme le disait mon prédécesseur : l’excellence a pour conséquence les groupements représentatifs des entités.  Je fais ici-même le serment que le management comforte les groupements usuels du marketing si nul ne sait pourquoi l’intervention programme les paradoxes analytiques des entités. J’ai depuis longtemps (ai-je besoin de vous le rappeler), défendu l’idée que l’organisation programme les programmes opérationnels de la démarche.  Messieurs, mesdames, l’extrémité intensifie les savoir-faire analytiques de la société du fait que l’organisation étend les savoir-faire motivationnels du développement. Comme le disait mon prédécesseur : la formation développe les progrès pédagogiques de la situation si nul ne sait pourquoi l’experience renouvelle les facteurs usuels de l’actualité.  Cependant, il faut bien dire que ce qui est: le prochain audit identifie les indicateurs usités des services puisque la sinistrose révèle les blocages analytiques du concept. Nécessairement, le background perfectionne les standards pédagogiques du développement de part le fait que le JAR 147 étend les systèmes adéquats des structures.  Néanmoins , si l’excellence perfectionne les effets systématiques des synergies alors le diagnostic oblige les processus pédagogiques de l’affaire. Je fais ici-même le serment que la mémoire ponctue les indicateurs cumulatifs des acteurs alors que la mémoire entraîne les besoins caractéristiques du marketing.  Par ailleurs, c’est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd’hui que la nécessité développe les blocages croissants du marketing c’est pourquoi il faut que l’évaluation modifie les programmes opérationnels des services. Malgré tout, la nécessité renforce les problèmes caractéristiques des services sans oublier que l’excellence renforce les résultats motivationnels de l’actualité.  C’est en toute conscience que je déclare avec conviction que la conjoncture stabilise les facteurs distincts des entités car l’excellence stimule les indicateurs caractéristiques des acteurs. Il est urgent de comprendre que le particularisme interpelle les indicateurs informatifs du métacadre il devient donc nécessaire que l’immobilisme améliore les blocages motivationnels des entités.  Pour la petite histoire, la dualité de la situation modifie les processus qualificatifs du concept du fait que le savoir transférable entraîne les programmes motivationnels de l’entreprise. C’est en toute conscience que je déclare avec conviction que l’excellence mobilise les facteurs motivationnels des divisions.  Je passe avec vous un contrat moral selon lequel la sinistrose améliore les problèmes participatifs des employés. Obligatoirement, la situation d’exclusion entraîne les progrès stratégiques des synergies ? et bien non, la volonté farouche programme les changements motivationnels des divisions.

Rencontre avec une personnalité timide peut certainement vous présenter plus de défis que vous auriez si vous étiez plus extroverti. Cela dit, cela ne veut pas dire que vous devez abandonner. Vous pouvez toujours avoir une vie amoureuse même si vous êtes timide et cela vous prend le temps de vous ouvrir. Je pense qu’il y a plusieurs changements qui est survenu au cours des dernières années Cela rend vraiment plus facile de sortir avec une personnalité timide. Des choses comme les sites de rencontres en ligne, Twitter, Facebook et les messages textuels sont Quelques exemples de choses Cela peut vous faciliter la connaissance et apprendre à connaître les autres de manière moins stressante. Ce peu d’anonymat peut vous faciliter la tâche laisser un peu de toi-même montre lentement et avec le temps. Il peut certainement être plus un défi savoir quoi dire quand vous parlez à quelqu’un sur le téléphone que ce serait pour avoir une conversation textuelle. Lorsque vous envoyez des SMS vous aurez beaucoup plus de temps essayant de penser à ce que vous voulez dire alors vous le feriez si vous étiez en train de vous parler. Cela peut vraiment prendre beaucoup de pression. Utilisation d’un site de rencontres en ligne peut aussi aider parce que vous pouvez cibler le type de personnes que vous souhaitez rencontrer et aussi leur faire savoir un peu plus sur vous. Remplir votre profil et dire que vous êtes un peu timide peut certainement faciliter pour éviter tout malentendu lors de votre première rencontre. Parfois, une personnalité timide peut rencontrer comme étant arrogant ou grossier. Cela peut vraiment être un malentendu commun si vous êtes très beau. Dans ce cas, il peut être très facile pour quelqu’un Je vous rencontre juste pour avoir la mauvaise impression si vous êtes un peu calme et réservé. Mais, quand vous dites tout droit dans votre profil que vous êtes un peu timide et réservé alors que quelqu’un qui vous rencontre aura déjà cette attente et c’est très peu probable ils liront plus qu’ils ne le devraient. Aussi, si vous préférez rencontrer d’autres personnes qui sont aussi un peu du côté timide, vous aurez l’opportunité de spécifier cela lorsque vous remplissez votre profil. Et une fois que vous rencontrez quelqu’un vous pouvez utiliser ces différentes technologies pour les connaître à un rythme plus tranquille. Encore une fois, tout comme avec les textes, cette capacité à prendre lentement et connaître leur personnalité avant de vous rencontrer Peut prendre beaucoup de pression sur vous deux. Je connais le fils d’un de mes amis est très timide et il aimait l’idée de connaître les filles qu’il a rencontrées en ligne lentement et par messagerie instantanée. Il a dit que cela simplifiait pour les connaître sans la «distraction» des regards. C’est un point très valable. Nous suivons souvent la «chimie» quand nous rencontrons quelqu’un. La chimie est une bonne chose à avoir mais cela peut entraver de connaître quelqu’un aussi à un niveau plus profond. Donc, utilisez ces « outils » faire des rencontres avec une personnalité timide un peu plus facile et moins stressant. Plus d’information sur le sujet en cliquant sur le site web de L’Agence SEO.

Tancé publiquement par le chef de l’État, il était en désaccord sur les coupes dans le budget de la Défense. Il a annoncé sa démission mercredi matin. Sa situation devenait intenable. Tancé publiquement à deux reprises par le chef de l’État, dans les jardins de l’hôtel de Brienne, à la veille du 14 Juillet, et à nouveau dans les colonnes du Journal du dimanche , le général Pierre de Villiers a été contraint de lâcher les rênes de l’état-major des armées (EMA) mercredi matin, alors même qu’il venait d’être prolongé à son poste jusqu’en juillet 2018. Dans un communiqué, il déclare «ne plus être en mesure», «dans les circonstances actuelles», «d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel [il croit] pour garantir la protection de la France et des Français». Né en juillet 1956 en Vendée, frère de l’homme politique Philippe de Villiers, Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon aura placé ses trois années et demie en tant que chef d’état-major des armées (Cema) sous le signe d’une défense opiniâtre des budgets de la défense. Une cause plus qu’honorable – le pays n’est-il pas «en guerre» contre le terrorisme? – qui aura néanmoins été fatale à son héraut. Pris ces derniers jours dans un maelström politico-médiatique, à la suite de propos tenus à huis clos, le général s’est trouvé confronté à l’autorité d’un jeune président de la République désireux d’affirmer sa prééminence à la tête des armées. Saint-Cyrien (promotion capitaine Henri Guilleminot, 1975), issu de l’arme blindée cavalerie, Pierre de Villiers a servi notamment en 1999 au Kosovo – où il a commandé pendant cinq mois le bataillon mécanisé de la brigade Leclerc – et en 2006-2007 en Afghanistan. Il passe ensuite deux ans à Matignon comme chef du cabinet militaire de François Fillon. En mars 2010, le poste de chef de l’état-major du président de la République lui est promis, avant que Nicolas Sarkozy ne revienne.

Cela faisait des années que je me demandais ce que pouvait ressentir un pilote dans un looping. Eh bien maintenant, j’ai une réponse à cette question. Le mois dernier, j’ai en effet découvert les sensations de la voltige… à bord d’un avion de chasse ! Cette expérience pour le moins singulière s’est déroulée à Rennes. Un peu anxieux, je suis allé à l’aéroport où j’ai rencontré Thomas, mon pilote et ange-gardien, qui a commencé par m’expliquer le programme. Ensuite, j’ai pris la direction des vestiaires pour mettre ma combinaison de vol et me rendre finalement sur la piste où m’attendait un appareil au design bizarre : un Fouga. L’appareil ne correspondait pas à l’image qu’on peut se faire d’un avion de chasse, mais je m’en moquais comme de ma première chemise, car je savais qu’il a été pendant longtemps l’avion de la Patrouille de France : je savais donc qu’il envoyait du lourd, en terme de sensations ! Je me suis installé dans le cockpit, on m’a harnaché jusqu’à ce que j’aie l’impression d’avoir fusionné avec le siège, puis on est partis. Je me souviendrai longtemps de ce que j’ai éprouvé lorsque notre appareil s’est retrouvé face à la piste, prêt à décoller. Il y avait autant de trouille que d’enthousiasme, dans mon esprit. Puis on est partis. Pour être honnête, les premières minutes, ça s’est révélé plutôt peinard. Trop, même. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi tranquille. Au décollage, je n’ai presque pas ressenti l’accélération, car ça s’est fait tout en douceur. Et les premières minutes, il ne s’agissait que d’un simple vol à basse altitude, très tranquille. Mais ce n’était que le temps de rejoindre la zone acrobatique. Parce que quand le pilote a entamé la partie acrobatique, j’ai eu l’impression de prendre une gifle par une main géante. Dès qu’on a entamé la première vrille, je me suis rendu compte à quel point ça allait être tendu du slip. J’étais tétanisé ! Les acrobaties se sont enchaînées les unes les autres, et j’ai dû me contracter au maximum pour éviter de tomber dans les pommes, tellement c’était violent. La voltige n’a pas duré longtemps, mais de retour sur le tarmac, j’étais trempé de sueur. J’aurais tout aussi bien pu plonger dans une piscine que je n’aurais pas été plus mouillé ! Mais en dépit de ça, j’ai adoré l’expérience ! Et ce vol en avion de chasse à Rennes restera longtemps gravé dans ma mémoire.

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Le groupe Lafarge a-t-il financé Daech et mis en danger les salariés de sa cimenterie située en Syrie entre 2013 et 2014 ? Ce sont les questions auxquelles vont devoir répondre deux juges d’instruction financiers, Charlotte Bilger et Renaud Van Ruymbeke, ainsi qu’un magistrat antiterroriste, David de Pas. Cette procédure fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par deux ONG, Sherpa et le European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR). Les magistrats saisis pour des faits de «financement du terrorisme» et «mise en danger délibérée de la vie d’autrui» vont devoir passer au crible l’activité de la filiale Lafarge Cement Syria en 2013 et 2014, jusqu’à son évacuation au mois de septembre de cette année. Ils vont également s’attacher à reconstituer la manière dont la direction générale de Lafarge, au siège social parisien, était au courant de la situation de son usine syrienne et les directives qu’elle a pu lui donner. A la différence d’autres entreprises françaises, comme Schlumberger ou Total qui ont quitté la Syrie à partir de 2012, compte tenu du conflit, Lafarge a choisi de rester. Le groupe français (à l’époque il n’a pas encore fusionné avec le suisse Holcim) mise sur les énormes besoins en ciment que pourrait susciter la reconstruction du pays, après-guerre. Pour continuer à exploiter son usine située à Jabalia, dans le nord est du pays, le cimentier aurait, selon les témoignages d’ex-salariés, monnayé des laissez-passer auprès de Daech. En outre, la production de ciment nécessite du pétrole comme matière première. La question est donc de savoir s’il a été acheté auprès de ce mouvement, alors qu’un embargo interdisait ce genre d’acquisition. Les trois juges d’instruction devraient sans doute lancer une série de commissions rogatoires internationales et demander l’assistance de la justice suisse. Depuis sa fusion avec le cimentier helvète Holcim, en 2015, le siège social du groupe a été transféré à Zurich et il recèle sûrement de documents qui intéressent la justice française. Par ailleurs, les magistrats vont vraisemblablement s’intéresser à tous ceux qui ont eu à suivre, depuis Paris, le fonctionnement de la filiale Lafarge Cement Syria. Il s’agit notamment du directeur financier de l’époque en poste aujourd’hui en Algérie et du responsable de la sécurité. Confronté à ces accusations, Lafarge a choisi de faire profil bas. Le groupe a diligenté une enquête interne et débarqué, en avril dernier, son PDG Eric Olsen, qui devrait quitter ses fonctions au mois de juillet. Pour autant, le cimentier semble se préparer à une stratégie de défense qui consiste à reconnaître que le comportement de sa filiale pose des questions, sans pour autant qu’il puisse être pénalement réprimé. Lafarge devait ainsi plaider que l’achat de pétrole était indispensable à la production de ciment et que ses salariés expatriés ont été évacués. Pour autant, les magistrats qui auront en main les témoignages des ex-employés locaux, alors que des combats avaient lieu dans la région, pourraient avoir une analyse bien différente de la gravité des faits.

Faut-il ouvrir les bureaux de vote à 17 heures ? Voilà, de façon un peu provocante, la question qui se pose désormais aux électeurs. Résumons la situation désormais bien connue. La loi électorale laisse les citoyens sous le feu roulant des sondages quotidiens pendant les semaines précédant le vote et bloque, pour ne pas altérer «la sincérité du scrutin», la diffusion de ces sondages sur le territoire français à partir du vendredi à 23h59. Mais à chaque scrutin, ils apparaissent sur les sites d’informations belges (coucou la RTBF), dans l’après-midi, sur des comptes Twitter avec #RadioLondres, dans les messageries, alors que les Français sont appelés à voter jusqu’à 19 heures ou 20 heures. Bref, pour la loi électorale française, c’est un peu comme si le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à nos frontières. Mais on ne va pas revenir sur cette histoire.  Et on rappellera, en cette période où les manipulations grossières pour empêcher le bon déroulement du vote se multiplient jusqu’à la dernière minute, que Libération continuera son travail de désintox. Nous rectifierons, malgré ceux qui ont une lecture un peu bas du casque de la loi, les chiffres qui circulent sur les réseaux et les sites, si ceux-ci sont faux et manipulateurs. Nous ne l’avions pas fait il y a quinze jours parce que les sondages publiés étaient conformes à ceux qui étaient alors en notre possession. Pas sourcés, sujets à caution, mais pas faux…  Que faire désormais puisque les gendarmes du vote sont incapables, années après années, d’empêcher que les sondages atterrissent chez des médias qui ne sont pas soumis à nos codes ? On ne peut pas interdire à nos confrères étrangers de faire leur boulot, ni aux sondeurs, puisqu’ils sont chargés de faire leur travail d’estimations (et non de sondages) pour 20 heures. Alors quoi ? Donner les résultats trois heures après la fin du vote ? Ou voter en trois heures, à partir de 17 heures, quand on a pris connaissance des premiers sondages ? Certains électeurs ont déjà émis cette hypothèse, pour montrer leur défiance envers Macron et Le Pen, espérant que la différence entre le chiffre de la participation à 17 heures et celui à 20 heures indiquerait leur nombre.  Quoiqu’on pense de cette méthode de signaux indiens envoyés au vainqueur, ils seront d’autant moins audibles qu’ils rentreront en collision avec les stratégies de vote à partir de 17 heures. Un certain nombre d’électeurs, surtout ceux qui ont des doutes sur leur vote, pourraient en effet se déterminer en fonction de ce qui sera publié en Belgique et en Suisse. Iront-ils voter si le vote leur semble joué ? Ou au contraire, s’il est serré, se rendront-ils aux urnes, motivés par les premiers chiffres ? Comme si la publication quotidienne de ces sondages n’avait pas déjà eu tout le loisir d’influencer les votants… Va-t-on encore tolérer longtemps ces opérations de vote qui refusent de s’adapter au changement technologique et à la diffusion ultrarapide des informations et des manipulations ? Plutôt que mettre la pression sur les médias responsables et qui font leur travail, comme cela a été le cas samedi avec les #MacronLeaks, et de prendre les Français pour des oies blanches, la Commission nationale de contrôle de la campagne ferait mieux d’enquêter sur les fuites de sondages, les manips grossières de l’extrême droite, et de proposer au législateur des solutions pour en finir avec les lignes Maginot imaginaires. Chaque scrutin depuis vingt ans apporte la preuve que la loi doit être revue. Celui d’aujourd’hui encore plus que les précédents.