Au moment où les touristes déambulent dans la vieille Havane, sourire aux lèvres, les migrants cubains bloqués au Costa Rica ne cachent pas leur désespoir. Agglutinés dans des auberges, ils ne souhaitent qu’une chose: poursuivre leur chemin vers les Etats-Unis. Lorsque les Etats-Unis et Cuba annonçaient voici un an qu’ils tournaient la page de la guerre froide, peu imaginaient les conséquences de ce rapprochement aussi inattendu que spectaculaire. Un an après, l’île se félicite de recevoir une vague de visiteurs impatients de découvrir Cuba avant que le pays ne « s’américanise ». Mais dans le même temps, elle voit des milliers de Cubains en quête d’une vie meilleure prendre la route des Etats-Unis. La plupart d’entre eux craignent que le rapprochement provoque la suppression des avantages accordés jusqu’à maintenant aux migrants cubains, pour qui le statut de réfugié politique est quasiment garanti. Croisée à La Havane, Erika Preli, touriste italienne de 25 ans, avoue avoir précipité son voyage dans l’île, soucieuse de voir le « vrai » Cuba avant les bouleversements que certains anticipent avec ce dégel. « Nous avons décidé de venir dès que nous avons appris la nouvelle (du rétablissement des relations diplomatiques USA-Cuba en juillet). On s’est dit: partons avant que les choses ne changent trop », confie à l’AFP la jeune femme attablée avec son compagnon dans un « paladar », un des ces restaurants privés qui fleurissent sur l’île. Aujourd’hui, dans les rues de la vieille Havane, il est plus facile de rencontrer un touriste qu’un habitant de cet îlot pavé de 2 km2. Cette année, près de 3,2 millions de touristes visiteront l’île, soit 17,6% de plus qu’en 2014. Et les voyageurs américains qui parviennent à remplir les conditions nécessaires pour se rendre sur l’île sont 71,4% de plus que l’année dernière, affirme Jose Luis Perello, spécialiste de la question touristique à l’Université de La Havane. Kasan Amatar, Palestinien de 29 ans, craint de voir disparaître le décor désuet qui fait le charme de l’île communiste. « J’adore la vieille culture d’ici ! Toute cette histoire qui n’a pas changé … Honnêtement je ne veux pas que (Cuba) +s’américanise+ », confie-t-il. A plusieurs centaines de kilomètres de là, Jorge Luis Perez Guillen, cuisinier cubain de 45 ans, prépare un repas pour environ 300 compatriotes dans une auberge de La Cruz, un des cantons les plus pauvres du Costa Rica septentrional, non loin de la frontière avec le Nicaragua. Ils font partie des quelque 4.000 migrants cubains refoulés par le Nicaragua alors qu’ils tentaient de rejoindre les Etats-Unis par la route. Aujourd’hui, il patientent, entassés dans des écoles, des églises et des salles communales en attendant de pouvoir poursuivre leur chemin. « Il y a beaucoup de stress. On a passé beaucoup de jours ici et il n’y a pas de solution. On veut seulement qu’ils nous laissent arriver aux Etats-Unis », explique M. Perez, joint au téléphone par l’AFP. Avant de subir les effets des incessantes querelles frontalières entre le Nicaragua et le Costa Rica, beaucoup d’entre eux avaient commencé leur voyage en Equateur, qui, jusqu’à récemment, était le seul pays du continent à ne pas exiger de visa pour les visiteurs cubains. Après avoir traversé la Colombie, le Panama, puis le Costa Rica, ils souhaitaient traverser rapidement le reste de l’Amérique centrale et le Mexique pour passer les fêtes de fin d’année aux Etats-Unis. « J’ai de la famille à Cuba et aux Etats-Unis, ils sont inquiets. Ils refusent que nous fassions une bêtise comme payer un +coyote+ (passeur de clandestins, ndlr) » pour partir d’ici, poursuit le cuisinier. Selon l’institut Pew Research Center, plus de 43.000 Cubains ont rejoint les Etats-Unis au cours de l’année fiscale 2015, soit un bond de 78% en un an. Cette situation a notamment contraint les autorités cubaines à rétablir des restrictions de voyages pour ses précieux médecins le 1er décembre. « Le problème n’est pas diplomatique, c’est une question de salaires trop bas », explique M. Perez en référence au salaire moyen cubain, qui ne dépasse pas 20 dollars mensuels.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit adopter jeudi une résolution qui a pour but de frapper les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) au portefeuille en asséchant leurs sources de financement.Pour la première fois, ce sont les ministres des Finances des 15 pays du Conseil qui se réuniront. Une dizaine d’entre eux (Etats-Unis, France, Royaume uni, Espagne entre autres) ont confirmé leur participation, à partir de 15H00 locales (19H00 GMT). La résolution, un texte technique de 28 pages mis au point conjointement par Washington et Moscou, cible directement l’EI et s’efforce de resserrer l’étau. « Nous avons déjà de nombreux outils à notre disposition mais il faut maintenant que les pays fassent ce qu’ils ont à faire », résume un diplomate. La résolution demande aux pays « d’agir de manière énergique et décisive pour couper les fonds et autres ressources économiques » de l’EI, dont le pétrole et le trafic d’antiquités, et pour sanctionner « de manière plus active » les soutiens financiers du groupe. Les pays sont invités à faire du financement du terrorisme « un grave crime dans leurs lois nationales » et à intensifier les échanges d’informations à ce sujet, y compris entre gouvernements et secteur privé. Le Conseil avait adopté en février une première résolution permettant de sanctionner les individus ou entités qui financent l’EI en lui achetant du pétrole de contrebande ou des objets archéologiques volés en Syrie et en Irak. Un comité de l’ONU est aussi chargé depuis quinze ans de geler les avoirs financiers de tous ceux qui financent des groupes liés à Al-Qaïda. Sa liste comprend déjà 243 individus et 74 entités. Le comité sera rebaptisé « Comité des sanctions EI-Daech et Al-Qaïda ». Chaque pays est censé remettre dans un délai de quatre mois un rapport sur les mesures qu’il aura prises pour appliquer la résolution. L’ONU devra aussi produire dans les 45 jours un « rapport stratégique » sur la menace jihadiste et sur les sources de financement de l’EI. La résolution « demande à tous les pays de criminaliser pleinement le financement du terrorisme (..) même en l’absence de tout lien avec un acte terroriste précis », souligne Adam Szubin, haut responsable du Trésor américain. Quand une banque détecte une transaction suspecte, celle-ci doit pouvoir être croisée avec des données sur les déplacements de suspects ou des informations de services de renseignement, explique-t-il. Le ministre français des Finances Michel Sapin compte sur la « pression internationale » pour que tous les pays resserrent les mailles du filet. Par l’intermédiaire du Groupe d’action financière (Gafi), organisme intergouvernemental basé à Paris, rappelle M. Sapin, « chaque pays sera soumis à un examen pour savoir s’il a bien pris toutes les mesures nécessaires ». Selon des experts, l’EI engrange 80 millions de dollars de revenus par mois dans les vastes territoires sous son contrôle en Syrie et en Irak. La moitié vient de taxes prélevées sur les entreprises et les commerces et du pillage des ressources (dont les antiquités) et 40% environ de la contrebande du pétrole et du gaz. Mais les bombardements de la coalition internationale anti-jihadistes menée par les Etats-Unis et de la Russie ont réduit ces revenus pétroliers, de même que la baisse du prix du brut. Ces millions de dollars servent aussi à gérer le territoire que l’EI contrôle et à fournir à ses habitants un minimum de services. C’est le talon d’Achille de l’EI, explique M. Szubin. Le groupe « a besoin de transférer régulièrement de larges sommes pour payer les salaires, acheter des armes, maintenir les infrastructures et il doit donc accéder au système financier international », s’exposant aux contrôles. Ainsi, en Irak, le gouvernement a coupé les liens entre la banque centrale et 90 agences bancaires opérant dans les territoires tenus par l’EI.

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Il y a peu, j’ai fait un voyage de groupe dans un pays que je rêvais de découvrir depuis longtemps : le Pérou. J’ai évidemment vu les sites les plus connus (dont la fabuleuse cité de Machu Picchu), mais plutôt que de vous présenter un site que tout le monde connaît, je voudrais vous parler d’un site qui, bien que moins connu, est une pure merveille : Sacasayhuamán. Ce site se situe à deux kilomètres de la ville de Cuzco (dont le nom signifie « nombril » : les Incas pensaient qu’ils avaient bâti leur ville au centre du monde) et mérite vraiment le détour. Il est impossible de visiter cet ancien bastion inca sans être impressionné par son atmosphère, son histoire et l’énormité des pierres utilisées pour sa construction. Doté d’embrasures de porte hautes de trois mètres et de pierres angulaires dépassant huit mètres de hauteur, Sacsayhuamán est une vraie prouesse d’ingénierie. Sa construction fait d’ailleurs l’objet de nombreuses discussions parmi les archéologues. Les tremblements de terre ont dévasté des bâtiments bien plus modernes dans la région, y compris ceux construits dans la même pierre qu’à Sacsayhuamán. Or, le site inca n’a été endommagé par aucune de ces secousses. Les pierres, assemblées sans mortier, semblent par nature impossibles à déloger. Elles ne proviennent pas de la région et leur origine géographique, leur transport jusqu’au site et la façon dont elles furent soulevées puis mises en place constituent toujours un mystère. Les Incas ne nous ont légué aucun document écrit et leurs récits oraux se sont perdus après l’invasion espagnole ; la fonction d’origine de Sacsayhuamán demeure donc incertaine. De nombreux spécialistes, pensent que c’était une forteresse, d’autres suggèrent que le site était avant tout religieux. Les deux sont peut-être vrais. À la fin du XXe siècle, les archéologues ont découvert ce qui semble être des tombes de prêtres incas, ce qui viendrait étayer la thèse religieuse. Cependant, on sait qu’une bataille sanglante et féroce eut lieu en 1536 à Sacsayhuamán entre envahisseurs espagnols et Incas, ce qui suggère que le site jouait aussi un rôle militaire. Même si les murs paraissent immenses aujourd’hui, on sait qu’ils étaient encore plus imposants à l’époque, car de nombreuses pierres ont été emportées par les Espagnols pour construire leurs habitations. Mais même ces vestiges suffisent à impressionner. L’agence qui organisait ce voyage de groupe nous a en outre permis d’avoir le site rien que pour nous seuls, ce qui n’a fait que rendre cette découverte encore plus inoubliable. Et rien que pour ça, je mets un lien vers leur agence. J’ai déjà fait pas mal de voyages de groupe, mais aucun qui ressemblait à celui-là ! Si vous souhaitez en savoir plus, adressez-vous à l’agence qui a organisé ce voyage groupe séminaire – suivez le lien – vous aurez tout sur leur site.

 

Toutes les réflexions qui concernent un avenir lointain et un bouleversement possible du système d’éducation, que devrait-on souhaiter actuellement et, le cas échéant, procurer à un philosophe en voie de développement, pour lui permettre du moins de respirer et, au meilleur cas, de parvenir à l’existence certainement difficile et tout au moinspossible que mena Schopenhauer? Que faudrait-il inventer, en outre, pour donner plus d’efficacité à son influence sur ses contemporains? Et quels obstacles conviendrait-t-il d’enlever pour que, avant tout, son exemple puisse avoir son plein effet, pour que le philosophe éduque à son tour des philosophes? C’est ici que notre Considération passe dans le domaine pratique et scabreux. La nature veut toujours être d’une utilité pratique, mais, pour remplir ce but, elle ne s’entend pas toujours à trouver les voies et moyens les plus adroits. C’est là son grand chagrin et c’est ce qui la rend mélancolique. Que pour l’homme elle veuille donner à l’existence une signification et une importance, en créant le philosophe et l’artiste, c’est ce qui apparaît comme certain, étant donné son aspiration à la délivrance. Mais combien incertain, combien faible et pauvre est l’effet qu’elle atteint le plus souvent avec les philosophes et les artistes! Combien rarement elle parvient même à obtenir un effet quelconque! Surtout en ce qui concerne le philosophe, son embarras est grand lorsqu’elle veut donner à celui-ci une utilisation générale. Ses moyens ne semblent être que tâtonnements, idées subtiles inspirées par le hasard, de telle sorte que ses inventions se trouvent le plus souvent en défaut et que la plupart des philosophes ne peuvent être d’aucune utilité générale. Les procédés de la nature prennent l’aspect de gaspillages, mais ce n’est pas là le gaspillage d’une criminelle exubérance, c’est celui de l’inexpérience. Il faut admettre que, si la nature était un homme, elle ne parviendrait pas à se tirer du dépit qu’elle s’occasionnerait à elle-même et des malheurs qui en résultent pour elle. La nature envoie le philosophe dans l’humanité comme une flèche; elle ne vise pas, mais elle espère que la flèche restera accrochée quelque part. Mais, ce faisant, elle se trompe une infinité de fois et elle en a du dépit. Dans le domaine de la culture, elle est aussi prodigue que quand elle plante ou quand elle sème. Elle accomplit ses desseins d’une façon grossière et lourde, ce qui l’oblige à sacrifier beaucoup trop de forces. L’artiste, d’une part, et, d’autre part, les connaisseurs et les amateurs de son art sont entre eux dans le rapport de la grosse artillerie et d’une nuée de moineaux. Seuls les simples d’esprit feront rouler une avalanche pour enlever un peu de neige ou assommeront un homme pour toucher la mouche qui est posée sur son nez. Les artistes et les philosophes sont un argument contre la finalité de la nature dans ses moyens, bien qu’ils constituent une excellente preuve pour la sagesse de ses fins. Ils ne touchent jamais que le petit nombre, alors qu’ils devraient toucher tout le monde, et la façon dont le petit nombre est touché ne répond pas à la force que mettent les philosophes et les artistes à tirer leur grosse artillerie. Il est désolant de devoir évaluer si différemment l’art en tant qu’œuvre et l’art en tant qu’effet: sa cause apparaît formidable, son effet a quelque chose de paralysé, comme s’il n’était qu’un écho affaibli. Sans doute l’artiste accomplit son œuvre selon la volonté de la nature, pour le bien des autres hommes. Pourtant il sait que personne, parmi ces autres hommes, ne comprendra et n’aimera son œuvre comme il la comprend et l’aime lui-même. Ce degré supérieur et unique dans l’amour et la compréhension est donc nécessaire, conformément à une disposition maladive de la nature, pour qu’un degré inférieur soit créé. Le plus grand et le plus noble servent de moyens pour donner naissance à ce qui est médiocre et vulgaire. C’est que la nature est mauvaise ménagère, ses dépenses étant infiniment supérieures au bénéfice qu’elle en tire, de sorte que, malgré toutes ses richesses, elle finira un jour par se ruiner. Elle se serait arrangée d’une façon bien plus raisonnable si elle s’était imposé comme règle de faire moins de dépenses et de s’assurer des revenus centuples, s’il existait par exemple moins d’artistes et que ceux-ci fussent de capacités moindres, mais, par contre, plus d’hommes réceptifs, doués d’une plus grande force d’absorption et d’une espèce plus vigoureuse que les artistes eux-mêmes. De la sorte l’effet de l’œuvre d’art, par rapport à sa cause, apparaîtrait comme un centuple retentissement. Ou bien ne devrait-on pas au moins s’attendre à ce que la cause et l’effet fussent de force égale? Mais combien la nature répond peu à cette attente!

Quelque 70 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tués lundi au Yémen dans un raid aérien de la coalition arabe, qui a touché une salle de mariage. La frappe a également fait des dizaines de blessés, selon des témoins. Une frappe menée par la coalition arabe sur une salle de mariage a fait 70 morts et des dizaines de blessés, selon les informations de France 24. Parmi les victimes, des femmes et des enfants qui participaient aux festivités ont été tuées dans le raid aérien de la coalition antirebelles menée par l’Arabie saoudite, ont également indiqué lundi 28 septembre des médecins et témoins. « Les corps de 31 personnes, dont des enfants, ont été emmenés dans un hôpital », a déclaré à l’AFP un médecin, affirmant qu’elles avaient été tuées dans un « bombardement » dans la localité de Mokha, dans le sud-ouest du pays. La coalition formée par l’Arabie saoudite pour combattre les miliciens chiites houthis et rétablir le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi dans ses fonctions a multiplié les raids aériens meurtriers pour la population civile depuis le début de son intervention au printemps dernier. L’Arabie saoudite et la coalition ont en effet été accusées à plusieurs reprises d’avoir commis des « bavures » contre des civils lors de frappes aériennes, notamment sur une usine d’embouteillage d’eau en août dans la province septentrionale de Hajja (17 civils tués), sur des résidences d’employés d’une centrale électrique en juillet à Mokha (65 civils tués) et sur une usine laitière en avril dans la ville occidentale de Hodeida (35 civils tués). D’autres raids ont visé ces derniers mois des dépôts d’armes et de munitions aux mains des rebelles à Sanaa, mais des explosions secondaires ont fait de nombreuses victimes parmi les civils. Depuis l’escalade du conflit en mars au Yémen, quelque 5 000 personnes ont été tuées et 25 000 blessées, selon l’ONU.

Avant-hier, j’étais en Maine-et-Loire où je me suis rendu à l’ouest de Saumur pour y découvrir un lieu fascinant : la caverne de Dénezé-sous-Doué, dont j’avais entendu parler sur un site de voyages insolites. Dans cette caverne se trouvent des statues souterraines qui ornent les murs et laissent transparaître, à la lueur de bougies vacillantes, des figures brutes, figées dans leurs expressions grotesques, alignées autour d’un puits. Le lieu est impressionnant. Quatre cents statues de petites tailles semblent danser, la bouche ouverte et grimaçante pour certaines, malicieuses pour d’autres, dans des attitudes parfois érotiques qui ne manquent pas de surprendre: figures monstrueuses où peut se lire la douleur; scène impie où un christ vivant s’allonge sur les cuisses dénudées d’une femme. Une ribambelle de visages aux yeux globuleux sortis d’on ne sait quelle imagination. Qui étaient donc ces sculpteurs anonymes qui ont gravé dans le tuffeau ce chef-d’œuvre considéré comme l’une des plus belles représentations de l’art populaire ? De simples tailleurs de pierre implantés dans la région et réunis en confrérie secrète dans cette caverne, afin de perpétuer leur art ? Souhaitaient-ils dénoncer les mœurs perverties de la cour royale de ce XVIIe siècle décadent ? Car ces statues dateraient de la Renaissance, les tenues vestimentaires en font foi: seins nus apparents dans le décolleté des robes, hauts-de-chausses caractéristiques de la période des Valois, port de la fraise pour les hommes et du caleçon pour les femmes. Pour certains chercheurs, s’appuyant sur le cercle des figures organisées autour du puits, il s’agirait plutôt d’un rituel autour de l’eau, symbole de fécondité, mais aussi de guérison. Dans une grande cérémonie, la souffrance des malades infirmes venus se soigner (mère baignant son enfant dans l’eau miraculeuse ; scrofuleux…) se joint à la félicité de ceux qui ont recouvré la santé. Selon d’autres historiens, une secte hérétique aurait pu occuper cette cave et y célébrer un culte initiatique et orgiaque… À moins que ces créatures n’aient été l’œuvre d’un seul personnage, lequel, à la manière du facteur Cheval, aurait sculpté jour après jour, nuit après nuit, dans le silence et la demi-obscurité, l’œuvre de sa vie. Les postures obscènes et les différents types de faciès peuvent aussi avoir un rapport avec un grand défilé carnavalesque. Car nous savons, par Rabelais, qu’il existait des « jeux » à Dénezé-sous-Doué, où érotisme, paillardise et diableries faisaient bon ménage. Ces frises souterraines ne seraient alors que la représentation sculptée de ces « jeux », peut-être à la suite de leur interdiction par la religion. Le mystère reste entier. Je vous mets le lien vers le site où j’ai trouvé ce voyage très insolite, sur le site du même nom : voyage insolite.

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Depuis deux jours François Hollande savoure l’accord arraché à Bruxelles pour le maintien de la Grèce dans la zone euro, accord pour lequel il s’est largement investi pendant toute la semaine qui a suivi le référendum grec, et qui a été salué comme  » un bon accord » par le parti  » les Républicains ». Et malgré une nuit blanche à Bruxelles suivie d’une journée de travail normale à Paris , il affichait une grande forme lundi soir dans les jardins du Ministère de la Défense à l’occasion de la réception des Forces armées. Très entouré et sollicité, il s’y est longuement attardé. Et toujours fort de ce succès, il est apparu résolu et déterminé pour la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet. L’épisode grec lui a donné l’occasion de tacler tous ceux qui prônent la fin de l’Euro : « Quand je vois l’obstination avec laquelle les Grecs ont voulu rester dans la zone euro, je me demande encore pourquoi, y compris dans notre pays, certains veulent en sortir »! Un argument qui sera certainement mis en avant par Manuel Valls ce mercredi à l’Assemblée et au Sénat où députés et sénateurs sont appelés à voter sur l’accord européen sur la Grèce. Certes, il y a eu accord, certes le  » couple » franco-allemand  » fondé sur l’intérêt de l’Europe », n’a pas éclaté. Cependant la Grèce n’a-t-elle pas été humiliée par les conditions drastiques imposées par les européens en contrepartie de l’assurance d’obtenir une nouvelle aide pour éviter l’asphyxie économique ? « Elle l’aurait été si elle avait été lâchée, licenciée, sortie de la zone Euro, » affirme François Hollande qui reconnait avoir auparavant « conseillé » à Alexis Tsipras de ne pas avoir recours au référendum. Mais les choses étant ce qu’elles sont … Le chef de l’Etat met en avant le nouveau plan d’aide (de 85 milliards ) dont la Grèce devrait bénéficier. Ce plan d’aide est assorti de conditions telles qu’elles sont jugées inapplicables dans un pays déjà gravement touché par la récession. Des économistes tonnent :  » Ce sont des ordres, pas des réformes » déclare Jeffrey Sachs, directeur du Earth Institute, interviewé par  » Libération ». En réalité point n’est besoin d’être économiste distingué pour s’interroger : Pourquoi et comment la Grèce arriverait-elle à mettre en place en trois jours ce qu’elle n’a pas été capable de faire en trois ans, par exemple mettre sur pied une administration fiscale digne de ce nom? Tout le monde semble y croire mais en réalité il semble que les mêmes tablent, sans le dire bien sur, sur une restructuration de la dette grecque pour soulager le pays … Et que dire que la situation économique en France ? François Hollande a-t-il des raisons de s’en réjouir ?  » La reprise est là » martèle le Chef de l’Etat qui n’hésite pas à se qualifier d' »audacieux », pour son action en faveur de l’allègement des charges des entreprises de 40 milliards et pour avoir fait voter une loi levant un certain nombre de blocages pour les entrepreneurs(la loi Macron),  » ce que personne n’avait fait auparavant ». Mais pour l’heure cette audace n’est pas saluée comme il le souhaiterait par le patronat ….Réaliste , François Hollande reconnait qu’il est soumis à une « obligation de résultats  » en matière d’emploi . N’en déplaise aux porte paroles de l’opposition , il en est parfaitement conscient et n’a pas perdu le contact avec la réalité . Il a beau répéter que si le chômage ne recule pas, il ne se représentera pas en 2017, c’est une hypothèse qui n’est pas à l’ordre du jour dans les rangs du PS … ni à l’Elysée où François Hollande met l’accent sur la « protection » des Français et fait désormais siens des thèmes comme l’identité .Il n’hésite plus à se référer au Général de Gaulle qui parlait d’ « une certaine idée de la France » pour esquisser la définition de son « idée  » à lui : « une France plus forte et qui garde ce qui fait son âme « …. » Je ne suis pas pour la France crispée, je ne suis pas pour la France enfermée, je ne suis pas pour la France rabougrie, je ne suis pas pour la France qui se divise. Je laisse ça à d’autres »….Les « autres » se reconnaitront .

Au fil du temps, Karen, 35 ans, a pu affiner ses goûts en matière de pornographie sur internet. Trois ou quatre fois par semaine, elle part à la recherche de nouvelles vidéos dans ses catégories préférées: gros seins, femmes fontaines, lesbiennes. Quand nous l’avons interviewée, Karen venait de regarder une vidéo qui avait su répondre à tous ses fantasmes: deux femmes avec de vrais seins et des corps authentiques, des corps de mères de famille. Elles étaient au lit, en train de s’embrasser et de se caresser. « C’était beau », nous dit Karen. « Et sensuel. » « Je suis attirée par des choses qui m’excitent rapidement », poursuit-elle. « C’est à dire les plans entre filles. » Pourtant, Karen est hétérosexuelle. Il existe peu de données fiables sur le nombre de femmes qui se disent hétéros et visionnent régulièrement des vidéos pornos ne mettant en scène que des femmes. Les quelques éléments dont on dispose suggèrent en tout cas que Karen est loin d’être la seule dans ce cas. En 2014, une étude émanant de Pornhub, fameux site de porno gratuit, en collaboration avec Buzzfeed, a ainsi révélé que la catégorie « lesbiennes » était –de très loin– la plus populaire chez les utilisatrices du site, et le mot clé le plus répandu (les femmes étaient 445% plus nombreuses que les hommes à taper la requête « sexe entre filles »). Bien que cette étude repose sur les statistiques démographiques de Google Analytics, et qu’elle ne tienne pas compte des orientations sexuelles des internautes, la popularité écrasante de ces termes suggère que de nombreuses hétérosexuelles prennent leur pied devant des vidéos lesbiennes. Même constat pour des recherches telles que « lesbienne séduit hétéro », dont le nombre a augmenté de 328% entre 2013 et 2014, selon des données internes à Pornhub. « La statistique dont tout le monde parle aujourd’hui, c’est qu’un tiers des consommateurs adultes de porno sont des femmes », révèle la sexologue Kimberly Resnick. « Si nous n’avons aucun moyen de déterminer dans quelles proportions elles sont hétérosexuelles, ce chiffre est trop élevé pour qu’elles soient toutes lesbiennes. Il est donc clair que les femmes hétéros regardent du porno lesbien. » L’industrie semble en prendre bonne note. Pornhub estime que 7% de ses vidéos appartiennent à la catégorie lesbienne. « La question n’est pas de savoir comment cet intérêt influe sur le secteur du porno, mais force est de constater que nos fournisseurs de contenus n’ont jamais mis en ligne autant de vidéos lesbiennes », écrit Corey Price, vice-président du site, dans un courriel adressé au HuffPost. Le porno lesbien – que l’on définira dans cet article comme du porno mettant en scène deux femmes ou plus, et non un genre nécessairement destinés aux lesbiennes, aux bisexuelles, ou montrant des actrices se définissant comme telles – permet à de nombreuses spectatrices d’imaginer qu’elles font l’amour avec une autre femme, même si elles se définissent comme exclusivement hétérosexuelles sur l’échelle de Kinsey. A leurs yeux, le porno lesbien n’est qu’un fantasme, pas un désir qu’elles souhaitent concrétiser. « Internet agit comme un facteur de désinhibition », explique Resnick Anderson. « Les gens se sentent vraiment libres d’explorer des pratiques dont ils n’auraient pas forcément envie dans la vraie vie, mais qui les fascinent ou dont l’observation pourrait se révéler instructive. » Vickie, 46 ans, est dans ce cas. Elle n’a jamais eu de relations avec une femme, ne l’a même jamais envisagé sérieusement, et pourtant… Elle considère le porno lesbien comme sa « boîte à fantasmes », et visionne trois ou quatre vidéos par mois, souvent en compagnie de son mari. Elle a ses préférences physiques: les femmes plutôt fines aux cheveux longs. « J’aime les jolis ongles », indique-t-elle. Cela dit, elle n’a jamais éprouvé la moindre attirance sexuelle envers une femme dans la vraie vie. Selon elle, « le porno lesbien joue beaucoup plus sur les fantasmes ». Pour d’autres, cet intérêt pour le porno lesbien est un peu plus complexe. Il leur permet d’exprimer une facette inexplorée de leur identité sexuelle. Karen, par exemple, s’est interrogée sur sa sexualité à divers stades de sa vie, particulièrement autour de la vingtaine. Aujourd’hui, elle se déclare hétéro, mais assure rester ouverte à des relations avec une femme… si seulement elle osait. Le porno lesbien l’aide à explorer ce désir de manière virtuelle. « Je ne suis jamais passée à l’acte, mais j’y réfléchis », assure-t-elle. « Sauf que c’est une chose qui suscite tellement d’appréhension chez moi que je ne franchirai probablement jamais le pas. »

Il y a quelques jours, j’ai assisté à un colloque à Edimbourg dédié au contenu de marque, où plusieurs annonceurs ont posé la question de savoir si une marque doit se mettre en avant ou au contraire se faire discrète en matière de contenu de marque. La question mérite une certaine attention. En effet, si le nom de la marque s’exhibe en permanence dans l’image, ce choix peut-il porter préjudice à la façon dont est perçu le contenu, et amener ce dernier du côté de l’autopromotion ? Et si au contraire la marque ne transparaît pas assez, les efforts accomplis pour forger un contenu de valeur ne risquent-il pas de n’avoir aucun impact pour la marque ? Il est logique qu’une marque qui engage une somme importante pour créer un contenu de qualité veuille le faire savoir pour en tirer bénéfice. La question est donc complexe, et ce d’autant plus qu’il faut prendre toujours garde de permettre au public d’authentifier qui est l’émetteur. Celui-ci éprouve en effet une forte gêne quand il ignore qui est à la source du sujet. Si l’éditeur anonyme se révèle en définitive être une marque, l’impression de duperie peut même porter atteinte à la réception. La réponse courante qui est le plus souvent faite à cette question est celle-ci : cherchez l’équilibre. En somme, la marque ne doit être ni trop montrée, ni trop peu. Mais durant ce colloque à Edimbourg, un des participants a apporté une réponse qui me paraît beaucoup plus pertinente. En fait, la représentation de la marque est avant tout à mettre en relation avec le type éditorial. Par exemple, dans l’univers du sport, on considère que les marques aident à l’atmosphère festive, et sont donc libres d’avoir une visibilité importante. Pour les contenus musicaux, où la mobilisation émotionnelle prédomine, la visibilité de la marque exploite le mimétisme sensoriel. Il suffit de se rappeler comment les bouteilles d’Orangina remplaçaient les maracas dans le clip de la Lambada. Pour les documentaires au contraire, la marque a en revanche tout intérêt à rester discrète, car une trop grande présence nuirait à la crédibilité du contenu. Plus qu’une question de posologie, la visibilité est donc surtout un problème de ciblage. Pour le contenu éditorial, tout dépend de l’impératif de qualité éditoriale : la visibilité de la marque se doit d’être analysée comme un élément parmi beaucoup d’autres qui est service du contenu. Cette position suppose cependant de « lâcher prise » et de faire confiance aux créateurs, qui sont juges de la pertinence de la présence de la marque ou de ses logos. Et cela, pour une marque, c’est parfois très dur. Si le thème vous intéresse, je vous laisse le lien vers l’agence incentive à Edimbourg – suivez le lien – qui ont très bien organisé notre événement.

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Le referendum grec restera quand même comme un très beau pavé dans la mare monétaire européenne. Il devrait préparer un véritable Waterloo pour la zone euro, mais on peine aujourd’hui à savoir qui en sera le vainqueur final – étant entendu que le perdant est déjà connu: la monnaie unique devrait rapidement disparaître désormais. Depuis plusieurs semaines, Tsipras faisait courir le bruit d’un recours aux urnes, sous une forme ou sous une autre (législatives anticipées ou referendum), pour faire passer le nouveau plan de sauvetage européen. Ses partenaires ont en effet exigé de lui des concessions pour lesquels il ne dispose pas de mandat populaire. Coincé par son aile gauche, Tsipras a besoin de « réassurer » ses arrières pour éviter une crise politique et raffermir une majorité parlementaire. L’annonce lancée dans la nuit vendredi à samedi d’un recours au referendum n’était pas une surprise. Si l’Union Européenne était un espace démocratique, elle l’approuverait d’ailleurs: il n’y a rien de scandaleux à consulter les citoyens sur des décisions importantes. On peut simplement reprocher à Tsipras d’avoir fait durer le plaisir depuis plusieurs mois pour sortir de sa botte, in extremis, une arme qui compromet le processus engagé en février. Le referendum, un choix tactique des créanciers? A lire les propositions soumises à Tsipras, toutefois, on peut se demander dans quelle mesure les Européens n’ont pas tout fait pour rendre le recours aux urnes inévitable. L’offre d’une aide de 12 milliards d’euros en 2015 est notoirement insuffisante pour remettre la Grèce sur les rails et organise l’insolvabilité du pays: L’argumentaire développé par le gouvernement dans cette note est que chacune des tranches prévue jusqu’à novembre ne servira qu’à rembourser différentes échéances dues au créanciers jusqu’à cette date: 4 milliards d’euros prévue d’ici mi-juillet se répartiront entre le remboursement d’obligations détenues par la BCE (3,5 milliards) et la contribution aux fonds structurels européens (500 millions) ; 4,7 milliards début août, également destinés à rembourser la BCE et 1,5 milliard en octobre pour payer le FMI. Conséquence, en déduit la partie grecque: la proposition ne contient par la moindre liquidité pour l’Etat, et ne compense pas le refus, jugé probable par les Grecs, que le FMI ne verse pas les prêts prévus initialement jusqu’en mars 2016 puisque la dette publique grecque ne sera pas jugée soutenable. Autre grief des Grecs: le montant de 12 milliards d’euros ne tient pas compte du fait que l’Etat grec, qui attend depuis près d’un an le feu vert des créanciers au versement d’une aide prévue dans son programme d’assistance internationale, a accumulé des impayés et subi une hausse de son taux de refinancement. Autrement dit, les Européens ont fini par proposer aux Grecs de l’argent pour se rembourser eux-mêmes, à charge pour les Grecs de se débrouiller pour survivre. En contrepartie de cette solution minimaliste, les Grecs doivent entreprendre des réformes sanglantes: une TVA sur la restauration à 23%, des coupes sombres dans les retraites et un excédent budgétaire massif. Mathématiquement, Tsipras n’a évidemment aucun intérêt à accepter cet accord léonin. D’où son idée de referendum, et son appel à refuser les propositions des créanciers, qui apparaît comme un véritable coup de poignard dans le dos de ceux-ci. Le referendum est-il une victoire prussienne? Depuis le mois de février, le ministre allemand des Finances, le cruel Schaüble, soutient qu’un « Grexit » serait un bien plutôt qu’un mal, et qu’il ne comporterait que très peu de conséquences négatives pour la zone euro. Cette conviction explique très largement la ligne maximaliste des « Prussiens » en Europe, Jeroen Dijsselbloem, président néerlandais de l’Eurogroupe, en tête. Ce « parti » a tout fait pour pousser les Grecs dans leurs retranchements (on notera que la Française Danièle Nouy, présidente du conseil du Mécanisme de supervision unique, pense de même). La grande illusion de Tsipras a consisté à croire que la France de Hollande avait une quelconque autorité ou influence capable d’infléchir la ligne prussienne. Il a donc systématiquement misé sur l’effroi qui s’emparerait des Européens au moment de passer à l’acte du Grexit. La suite de l’histoire (je l’ai écrit plusieurs fois sur ce blog d’ailleurs) a montré que la mesure du rapport de force n’était pas la première qualité du Premier Ministre grec. Cette semaine, le camp Schaüble a continué à faire entendre sa voix, contribuant à faire capoter les négociations mais sans toutefois pouvoir faire seul la différence. Schaüble déclarait d’ailleurs hier: « Nous ferons tout notre possible pour éviter une contagion à la zone euro. » En revanche, la rigidité de la position allemande est apparue plusieurs fois cette semaine. Ainsi, alors que François Hollande estimait jeudi: « Il y a encore des écarts qui demeurent », a confirmé le président français, François Hollande, jugeant toutefois que les deux parties n’étaient « pas loin d’un accord ». Mais il a appelé à ne plus perdre de temps: « Il faut savoir terminer une négociation (…) il n’y aurait rien à gagner à laisser trop de temps encore », alors que « la Grèce n’en a plus ».