Un nombre record d’avocats de Grande-Bretagne, un «tsunami», s’est enregistré en Irlande cette année à la suite du vote sur le Brexit, a indiqué lundi la Société irlandaise de droit. Huit cent dix avocats venus d’Angleterre et du Pays de Galles seront ainsi enregistrés d’ici la fin de l’année en Irlande, qui s’ajouteront aux 1347 déjà enregistrés depuis le début de l’année, a précisé la Société irlandaise. Ces nouveaux enregistrements font suite au vote britannique du 23 juin de quitter l’Union européenne. Ces chiffres représentent une augmentation de 275% par rapport à l’année dernière et le nombre d’avocats est supérieur de 500 au précédent record de 2008. La Société irlandaise de droit attribue cette poussée au référendum sur le Brexit. Parmi ces nouveaux enregistrements, figurent 117 personnes appartenant au cabinet d’avocats Freshfields Bruckhaus Deringer, l’une des plus grandes sociétés de conseils juridiques dans le monde.Selon le directeur général de la Société irlandaise de droit, Ken Murphy, Freshfields a manifesté en juillet son souhait de pouvoir continuer à gérer les affaires localisées dans l’Union européenne. Ces enregistrements visent à parer à «toute préoccupation à l’avenir sur le statut de leurs avocats en traitant avec les institutions européennes», a expliqué notamment Ken Murphy, cité par la Law Society Gazette. Freshfields n’a cependant pas l’intention d’ouvrir une représentation en Irlande, a-t-il indiqué. Les avocats les plus qualifiés basés en Angleterre et au Pays de Galles sont autorisés à s’enregistrer en Irlande depuis 1991, dans le cadre d’un accord réciproque, mais le flux se dirigeait majoritairement ces dernières années dans l’autre sens.

Se projeter à l’horizon 2020 est assez difficile à imaginer, compte tenu de l’histoire très récente de la société. L’évolution de la société est marquée par une lente montée en charge, depuis 1985, des activités aérospatiales, ponctuée d’acquisitions élargissant ses domaines de compétences, le lancement en 2006 du premier satellite SAR-Lupe ayant été un événement décisif pour asseoir sa notoriété. En 2010, l’obtention du contrat Galileo en a marqué une nouvelle étape. OHB est relativement « jeune » dans le secteur spatial. À l’origine, cette structure familiale (une dizaine d’employés lors du rachat par Mme Fuchs, en 1981) évoluait dans le secteur hydraulique, activité aujourd’hui totalement délaissée. Les activités spatiales datent de 1985, même si son instigateur, Manfred Fuchs, a une expérience de ce domaine datant des années 1960. Le développement de l’entreprise s’est fait par acquisition progressive d’activités, la reprise des activités de MAN-Technologie AG, en 2005, représentant un tournant décisif, celui de l’entrée dans le domaine des lanceurs. Aujourd’hui encore, le capital d’OHB reste détenu à 70 % par la famille Fuchs, le reste l’étant par des investisseurs boursiers, ce qui contribue à l’effort de transparence de la société. OHB a remporté le contrat des quatorze premiers satellites Galileo, ainsi, qu’en association avec TAS, celui de Meteosat 3ème génération. Pour ce dernier, OHB est en charge de la plate-forme. La société participe à Ariane V : elle réalise 10 % de la structure du lanceur dont la structure métallique des boosters. OHB a récemment été reconnu par l’ESA comme un « large system integrator ». Contrairement à ses concurrents européens (TAS, Astrium), l’activité d’OHB concerne aujourd’hui essentiellement le marché institutionnel. Les revenus de la société sont en constante croissance, celle-ci principalement portés par le contrat Galileo. Pour l’année 2010, ils dépassaient 400 millions €. Source: simulateur de vol.

Le président Recep Tayyip Erdogan ne digère pas la reconnaissance par l’Allemagne du génocide arménien. Ce dimanche, il a menacé d’arrêter la coopération avec l’Europe sur la gestion de la crise migratoire. La reconnaissance par l’Allemagne du génocide arménien, perpétré par les Turcs de 1915 à 1923, ne passe pas pour Recep Tayyip Erdogan. Furieux, le président turc a multiplié les prises de parole intimidantes pour menacer l’Europe. Dernière en date, dimanche 5 juin, où il a menacé de stopper la collaboration avec les Européens sur la crise migratoire. « Soit nous trouvons des solutions à nos problèmes de manière équitable, soit la Turquie cessera de constituer une barrière aux problèmes de l’Europe. Nous vous laisserons à vos propres tracas » a-t-il lancé. Plus tôt dans la journée, il avait déclaré que les députés allemands « n’ont pas pris en compte le fait qu’ils risquent de perdre un ami comme la Turquie ». Selon le président de la Turquie, il s’agit d’un « chantage » de l’Allemagne. Et le chef du parti islamo-conservateur d’affirmer que le pays d’Angela Merkel n’avait aucune leçon à donner compte tenu de son histoire, citant la Shoah et les massacres en Namibie perpétrés par l’Empire allemand. Recep Tayyip Erdogan a également blâmé l’Occident, coupable selon lui d’exploiter des millions d’Africains comme main d’œuvre bon marché, quand la Turquie aurait toujours fait preuve dans son histoire de « miséricorde et de compassion ». « Sous les propres pavés de Berlin, de Paris et Bruxelles, se trouvent les vies, le sang et la sueur de milliers d’africains » a-t-il conclu, cité par le Daily Sabah.

La compagnie du Golfe a indiqué lundi avoir annulé la commande de son tout premier exemplaire de l’A320neo, la version remotorisée du monocouloir d’Airbus, en raison de retards de livraison. Nouvelle désillusion pour Airbus Group. Après l’arrêt des discussions ce vendredi avec Emirates au sujet de l’A380neo, l’ex-EADS n’a pas su, non plus, trouvé un terrain d’entente avec Qatar Airways qui a annulé purement et simplement sa première commande d’A320neo, en raison des multiples retards. Pour rappel, la compagnie du Golfe devait être le client de lancement de l’A320neo mais avait refusé la livraison en raison de problèmes sur le moteur Pratt et Whitney qui équipe la première version de l’appareil. Le PDG d’Airbus Fabrice Brégier avait reconnu du « retard » sur les livraisons de l’A320neo vendredi, en marge de l’Assemblée générale de l’IATA à Dublin.« Nous sommes en retard par rapport à ce que nous avions promis, particulièrement en ce qui concerne nos clients de lancement », a-t-il expliqué ajoutant qu’il comprenait « totalement pourquoi ces clients n’étaient pas satisfaits ». Il avait toutefois refusé de commenter l’état des discussions avec ces clients, et notamment Qatar Airways. « Nous avons cinq avions (A320neo-NDLR) de retard pour cet été. C’est pour cela que nous haussons le ton, parce que cela a un énorme impact sur mon résultat net », a déclaré le directeur général de la compagnie, Akbar al Baker, lors de ce même rassemblement en Irlande. Ce dernier envisagerait, selon certaines sources, de se tourner vers le 737 MAX de Boeing si le problème n’était pas résolu.

Avoir votre chauffeur individuel pour vous conduire où vous le souhaitez, ça vous fait envie ? Ca tombe bien. Il semble bien que ce soit justement l’avenir qui nous attend tous. Et ce, dans un avenir très, très proche. Il y a quelques jours, j’ai en effet suivi un meeting à Londres où j’ai eu l’occasion de me pencher sur le cas des véhicules autonomes. Et il semblerait bien qu’ils soient sur le point de changer nos vies. Les premiers véhicules sans chauffeur s’implantent en effet tout doucement dans nos villes, et nombreux sont les constructeurs à se lancer dans la bataille. Si ces véhicules ne sont pour le moment qu’en phase de test, l’enthousiasme de l’industrie et des politiciens pour ceux-ci laisse penser que leur adoption est pour bientôt : le paysage urbain de SF, que nous attendions dès l’an 2000, pointe enfin le bout de son nez ! Je dois dire que je n’ai pas cru pendant longtemps en cette technologie. Je ne voyais pas qui voudrait laisser un logiciel conduire à sa place. Mais les avantages de ces nouveaux chauffeurs crèvent les yeux. Il y a tout d’abord, bien évidemment, la question de la sécurité. Un enjeu majeur, et auquel répond parfaitement l’intelligence artificielle : elle ne fait pas d’excès de vitesse, ne quitte pas des yeux la route pour discuter avec le passager, et en cas de problème, réagit bien plus vite qu’un être humain. Pour résumer, la machine peut être une vraie révolution pour la sécurité routière, et contribuer à sauver des milliers de vie. Mais cette technologie va à mon sens bien au-delà de la sécurité, et ce sont ses autres avantages qui la feront en définitive adopter. Les véhicules autonomes vont par exemple contribuer grandement à réduire les embouteillages, ce qui ne sera pas un luxe dans un réseau urbain de plus en plus cauchemardesque (imaginez ce que cela pourrait donner à Paris, par exemple). Ils contribueront également à désengorger grandement les parkings de centre-ville (ils vous déposeront où vous voulez et iront se garer d’eux-mêmes en périphérie). Et ils permettront enfin de faire livrer ses courses à domicile (imaginez un Chronodrive couplé à une voiture autonome : il n’y a même plus besoin d’aller chercher les courses, elles viennent toutes seules à la maison !). Et ils ouvrent la voie à bien d’autres applications ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que j’attends cette innovation de pied ferme. Ce meeting à Londres m’a totalement fait changer d’avis sur le sujet. A part ça, voilà l’agence qui a organisé ce captivant meeting : j’ai beaucoup apprécié la qualité de l’organisation, et surtout, son incroyable sens du timing. Pour en savoir plus, suivez le lien : http://www.seminaireslondres.com

Au moment où les touristes déambulent dans la vieille Havane, sourire aux lèvres, les migrants cubains bloqués au Costa Rica ne cachent pas leur désespoir. Agglutinés dans des auberges, ils ne souhaitent qu’une chose: poursuivre leur chemin vers les Etats-Unis. Lorsque les Etats-Unis et Cuba annonçaient voici un an qu’ils tournaient la page de la guerre froide, peu imaginaient les conséquences de ce rapprochement aussi inattendu que spectaculaire. Un an après, l’île se félicite de recevoir une vague de visiteurs impatients de découvrir Cuba avant que le pays ne « s’américanise ». Mais dans le même temps, elle voit des milliers de Cubains en quête d’une vie meilleure prendre la route des Etats-Unis. La plupart d’entre eux craignent que le rapprochement provoque la suppression des avantages accordés jusqu’à maintenant aux migrants cubains, pour qui le statut de réfugié politique est quasiment garanti. Croisée à La Havane, Erika Preli, touriste italienne de 25 ans, avoue avoir précipité son voyage dans l’île, soucieuse de voir le « vrai » Cuba avant les bouleversements que certains anticipent avec ce dégel. « Nous avons décidé de venir dès que nous avons appris la nouvelle (du rétablissement des relations diplomatiques USA-Cuba en juillet). On s’est dit: partons avant que les choses ne changent trop », confie à l’AFP la jeune femme attablée avec son compagnon dans un « paladar », un des ces restaurants privés qui fleurissent sur l’île. Aujourd’hui, dans les rues de la vieille Havane, il est plus facile de rencontrer un touriste qu’un habitant de cet îlot pavé de 2 km2. Cette année, près de 3,2 millions de touristes visiteront l’île, soit 17,6% de plus qu’en 2014. Et les voyageurs américains qui parviennent à remplir les conditions nécessaires pour se rendre sur l’île sont 71,4% de plus que l’année dernière, affirme Jose Luis Perello, spécialiste de la question touristique à l’Université de La Havane. Kasan Amatar, Palestinien de 29 ans, craint de voir disparaître le décor désuet qui fait le charme de l’île communiste. « J’adore la vieille culture d’ici ! Toute cette histoire qui n’a pas changé … Honnêtement je ne veux pas que (Cuba) +s’américanise+ », confie-t-il. A plusieurs centaines de kilomètres de là, Jorge Luis Perez Guillen, cuisinier cubain de 45 ans, prépare un repas pour environ 300 compatriotes dans une auberge de La Cruz, un des cantons les plus pauvres du Costa Rica septentrional, non loin de la frontière avec le Nicaragua. Ils font partie des quelque 4.000 migrants cubains refoulés par le Nicaragua alors qu’ils tentaient de rejoindre les Etats-Unis par la route. Aujourd’hui, il patientent, entassés dans des écoles, des églises et des salles communales en attendant de pouvoir poursuivre leur chemin. « Il y a beaucoup de stress. On a passé beaucoup de jours ici et il n’y a pas de solution. On veut seulement qu’ils nous laissent arriver aux Etats-Unis », explique M. Perez, joint au téléphone par l’AFP. Avant de subir les effets des incessantes querelles frontalières entre le Nicaragua et le Costa Rica, beaucoup d’entre eux avaient commencé leur voyage en Equateur, qui, jusqu’à récemment, était le seul pays du continent à ne pas exiger de visa pour les visiteurs cubains. Après avoir traversé la Colombie, le Panama, puis le Costa Rica, ils souhaitaient traverser rapidement le reste de l’Amérique centrale et le Mexique pour passer les fêtes de fin d’année aux Etats-Unis. « J’ai de la famille à Cuba et aux Etats-Unis, ils sont inquiets. Ils refusent que nous fassions une bêtise comme payer un +coyote+ (passeur de clandestins, ndlr) » pour partir d’ici, poursuit le cuisinier. Selon l’institut Pew Research Center, plus de 43.000 Cubains ont rejoint les Etats-Unis au cours de l’année fiscale 2015, soit un bond de 78% en un an. Cette situation a notamment contraint les autorités cubaines à rétablir des restrictions de voyages pour ses précieux médecins le 1er décembre. « Le problème n’est pas diplomatique, c’est une question de salaires trop bas », explique M. Perez en référence au salaire moyen cubain, qui ne dépasse pas 20 dollars mensuels.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit adopter jeudi une résolution qui a pour but de frapper les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) au portefeuille en asséchant leurs sources de financement.Pour la première fois, ce sont les ministres des Finances des 15 pays du Conseil qui se réuniront. Une dizaine d’entre eux (Etats-Unis, France, Royaume uni, Espagne entre autres) ont confirmé leur participation, à partir de 15H00 locales (19H00 GMT). La résolution, un texte technique de 28 pages mis au point conjointement par Washington et Moscou, cible directement l’EI et s’efforce de resserrer l’étau. « Nous avons déjà de nombreux outils à notre disposition mais il faut maintenant que les pays fassent ce qu’ils ont à faire », résume un diplomate. La résolution demande aux pays « d’agir de manière énergique et décisive pour couper les fonds et autres ressources économiques » de l’EI, dont le pétrole et le trafic d’antiquités, et pour sanctionner « de manière plus active » les soutiens financiers du groupe. Les pays sont invités à faire du financement du terrorisme « un grave crime dans leurs lois nationales » et à intensifier les échanges d’informations à ce sujet, y compris entre gouvernements et secteur privé. Le Conseil avait adopté en février une première résolution permettant de sanctionner les individus ou entités qui financent l’EI en lui achetant du pétrole de contrebande ou des objets archéologiques volés en Syrie et en Irak. Un comité de l’ONU est aussi chargé depuis quinze ans de geler les avoirs financiers de tous ceux qui financent des groupes liés à Al-Qaïda. Sa liste comprend déjà 243 individus et 74 entités. Le comité sera rebaptisé « Comité des sanctions EI-Daech et Al-Qaïda ». Chaque pays est censé remettre dans un délai de quatre mois un rapport sur les mesures qu’il aura prises pour appliquer la résolution. L’ONU devra aussi produire dans les 45 jours un « rapport stratégique » sur la menace jihadiste et sur les sources de financement de l’EI. La résolution « demande à tous les pays de criminaliser pleinement le financement du terrorisme (..) même en l’absence de tout lien avec un acte terroriste précis », souligne Adam Szubin, haut responsable du Trésor américain. Quand une banque détecte une transaction suspecte, celle-ci doit pouvoir être croisée avec des données sur les déplacements de suspects ou des informations de services de renseignement, explique-t-il. Le ministre français des Finances Michel Sapin compte sur la « pression internationale » pour que tous les pays resserrent les mailles du filet. Par l’intermédiaire du Groupe d’action financière (Gafi), organisme intergouvernemental basé à Paris, rappelle M. Sapin, « chaque pays sera soumis à un examen pour savoir s’il a bien pris toutes les mesures nécessaires ». Selon des experts, l’EI engrange 80 millions de dollars de revenus par mois dans les vastes territoires sous son contrôle en Syrie et en Irak. La moitié vient de taxes prélevées sur les entreprises et les commerces et du pillage des ressources (dont les antiquités) et 40% environ de la contrebande du pétrole et du gaz. Mais les bombardements de la coalition internationale anti-jihadistes menée par les Etats-Unis et de la Russie ont réduit ces revenus pétroliers, de même que la baisse du prix du brut. Ces millions de dollars servent aussi à gérer le territoire que l’EI contrôle et à fournir à ses habitants un minimum de services. C’est le talon d’Achille de l’EI, explique M. Szubin. Le groupe « a besoin de transférer régulièrement de larges sommes pour payer les salaires, acheter des armes, maintenir les infrastructures et il doit donc accéder au système financier international », s’exposant aux contrôles. Ainsi, en Irak, le gouvernement a coupé les liens entre la banque centrale et 90 agences bancaires opérant dans les territoires tenus par l’EI.

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Il y a peu, j’ai fait un voyage de groupe dans un pays que je rêvais de découvrir depuis longtemps : le Pérou. J’ai évidemment vu les sites les plus connus (dont la fabuleuse cité de Machu Picchu), mais plutôt que de vous présenter un site que tout le monde connaît, je voudrais vous parler d’un site qui, bien que moins connu, est une pure merveille : Sacasayhuamán. Ce site se situe à deux kilomètres de la ville de Cuzco (dont le nom signifie « nombril » : les Incas pensaient qu’ils avaient bâti leur ville au centre du monde) et mérite vraiment le détour. Il est impossible de visiter cet ancien bastion inca sans être impressionné par son atmosphère, son histoire et l’énormité des pierres utilisées pour sa construction. Doté d’embrasures de porte hautes de trois mètres et de pierres angulaires dépassant huit mètres de hauteur, Sacsayhuamán est une vraie prouesse d’ingénierie. Sa construction fait d’ailleurs l’objet de nombreuses discussions parmi les archéologues. Les tremblements de terre ont dévasté des bâtiments bien plus modernes dans la région, y compris ceux construits dans la même pierre qu’à Sacsayhuamán. Or, le site inca n’a été endommagé par aucune de ces secousses. Les pierres, assemblées sans mortier, semblent par nature impossibles à déloger. Elles ne proviennent pas de la région et leur origine géographique, leur transport jusqu’au site et la façon dont elles furent soulevées puis mises en place constituent toujours un mystère. Les Incas ne nous ont légué aucun document écrit et leurs récits oraux se sont perdus après l’invasion espagnole ; la fonction d’origine de Sacsayhuamán demeure donc incertaine. De nombreux spécialistes, pensent que c’était une forteresse, d’autres suggèrent que le site était avant tout religieux. Les deux sont peut-être vrais. À la fin du XXe siècle, les archéologues ont découvert ce qui semble être des tombes de prêtres incas, ce qui viendrait étayer la thèse religieuse. Cependant, on sait qu’une bataille sanglante et féroce eut lieu en 1536 à Sacsayhuamán entre envahisseurs espagnols et Incas, ce qui suggère que le site jouait aussi un rôle militaire. Même si les murs paraissent immenses aujourd’hui, on sait qu’ils étaient encore plus imposants à l’époque, car de nombreuses pierres ont été emportées par les Espagnols pour construire leurs habitations. Mais même ces vestiges suffisent à impressionner. L’agence qui organisait ce voyage de groupe nous a en outre permis d’avoir le site rien que pour nous seuls, ce qui n’a fait que rendre cette découverte encore plus inoubliable. Et rien que pour ça, je mets un lien vers leur agence. J’ai déjà fait pas mal de voyages de groupe, mais aucun qui ressemblait à celui-là ! Si vous souhaitez en savoir plus, adressez-vous à l’agence qui a organisé ce voyage groupe séminaire – suivez le lien – vous aurez tout sur leur site.

 

Toutes les réflexions qui concernent un avenir lointain et un bouleversement possible du système d’éducation, que devrait-on souhaiter actuellement et, le cas échéant, procurer à un philosophe en voie de développement, pour lui permettre du moins de respirer et, au meilleur cas, de parvenir à l’existence certainement difficile et tout au moinspossible que mena Schopenhauer? Que faudrait-il inventer, en outre, pour donner plus d’efficacité à son influence sur ses contemporains? Et quels obstacles conviendrait-t-il d’enlever pour que, avant tout, son exemple puisse avoir son plein effet, pour que le philosophe éduque à son tour des philosophes? C’est ici que notre Considération passe dans le domaine pratique et scabreux. La nature veut toujours être d’une utilité pratique, mais, pour remplir ce but, elle ne s’entend pas toujours à trouver les voies et moyens les plus adroits. C’est là son grand chagrin et c’est ce qui la rend mélancolique. Que pour l’homme elle veuille donner à l’existence une signification et une importance, en créant le philosophe et l’artiste, c’est ce qui apparaît comme certain, étant donné son aspiration à la délivrance. Mais combien incertain, combien faible et pauvre est l’effet qu’elle atteint le plus souvent avec les philosophes et les artistes! Combien rarement elle parvient même à obtenir un effet quelconque! Surtout en ce qui concerne le philosophe, son embarras est grand lorsqu’elle veut donner à celui-ci une utilisation générale. Ses moyens ne semblent être que tâtonnements, idées subtiles inspirées par le hasard, de telle sorte que ses inventions se trouvent le plus souvent en défaut et que la plupart des philosophes ne peuvent être d’aucune utilité générale. Les procédés de la nature prennent l’aspect de gaspillages, mais ce n’est pas là le gaspillage d’une criminelle exubérance, c’est celui de l’inexpérience. Il faut admettre que, si la nature était un homme, elle ne parviendrait pas à se tirer du dépit qu’elle s’occasionnerait à elle-même et des malheurs qui en résultent pour elle. La nature envoie le philosophe dans l’humanité comme une flèche; elle ne vise pas, mais elle espère que la flèche restera accrochée quelque part. Mais, ce faisant, elle se trompe une infinité de fois et elle en a du dépit. Dans le domaine de la culture, elle est aussi prodigue que quand elle plante ou quand elle sème. Elle accomplit ses desseins d’une façon grossière et lourde, ce qui l’oblige à sacrifier beaucoup trop de forces. L’artiste, d’une part, et, d’autre part, les connaisseurs et les amateurs de son art sont entre eux dans le rapport de la grosse artillerie et d’une nuée de moineaux. Seuls les simples d’esprit feront rouler une avalanche pour enlever un peu de neige ou assommeront un homme pour toucher la mouche qui est posée sur son nez. Les artistes et les philosophes sont un argument contre la finalité de la nature dans ses moyens, bien qu’ils constituent une excellente preuve pour la sagesse de ses fins. Ils ne touchent jamais que le petit nombre, alors qu’ils devraient toucher tout le monde, et la façon dont le petit nombre est touché ne répond pas à la force que mettent les philosophes et les artistes à tirer leur grosse artillerie. Il est désolant de devoir évaluer si différemment l’art en tant qu’œuvre et l’art en tant qu’effet: sa cause apparaît formidable, son effet a quelque chose de paralysé, comme s’il n’était qu’un écho affaibli. Sans doute l’artiste accomplit son œuvre selon la volonté de la nature, pour le bien des autres hommes. Pourtant il sait que personne, parmi ces autres hommes, ne comprendra et n’aimera son œuvre comme il la comprend et l’aime lui-même. Ce degré supérieur et unique dans l’amour et la compréhension est donc nécessaire, conformément à une disposition maladive de la nature, pour qu’un degré inférieur soit créé. Le plus grand et le plus noble servent de moyens pour donner naissance à ce qui est médiocre et vulgaire. C’est que la nature est mauvaise ménagère, ses dépenses étant infiniment supérieures au bénéfice qu’elle en tire, de sorte que, malgré toutes ses richesses, elle finira un jour par se ruiner. Elle se serait arrangée d’une façon bien plus raisonnable si elle s’était imposé comme règle de faire moins de dépenses et de s’assurer des revenus centuples, s’il existait par exemple moins d’artistes et que ceux-ci fussent de capacités moindres, mais, par contre, plus d’hommes réceptifs, doués d’une plus grande force d’absorption et d’une espèce plus vigoureuse que les artistes eux-mêmes. De la sorte l’effet de l’œuvre d’art, par rapport à sa cause, apparaîtrait comme un centuple retentissement. Ou bien ne devrait-on pas au moins s’attendre à ce que la cause et l’effet fussent de force égale? Mais combien la nature répond peu à cette attente!